Centre-Val-de-Loire : la région fortement touchée par la baisse des ventes de véhicules diesel

Plus d'une dizaine d'entreprises de la région seraient en difficulté. / © Marlène Awaad - MaxPPP
Plus d'une dizaine d'entreprises de la région seraient en difficulté. / © Marlène Awaad - MaxPPP

La baisse d'activité autour des véhicules diesel impacte fortement la région. Selon la direction régionale des entreprises (Direccte), le Centre-Val-de-Loire est l'une des deux régions les plus impactée par ce phénomène. 

Par Valériane Gouban

Les chiffres ont de quoi inquiéter. Selon la direction régionale des entreprises (Direccte), pas moins de 15 entreprises seraient ou pourraient être en difficulté suite à la baisse des ventes de véhicules diesel. Parmi ces entreprises, on retrouve beaucoup de fonderies, des fabricants de pièces et de machines qui se trouvent majoritairement dans l'Indre, le Loir-et-Cher et l'Indre-et-Loire. 

"Il n'y a pas d'urgence absolue"

Malgré ce chiffre, Michel Maréchal, chargé de mission au service économique, se veut rassurant. 

Toutes ne sont pas en péril immédiat. Pour beaucoup, leur carnet de commande est encore fourni. Il n'y a pas d'urgence absolue. Nous avons planifier le niveau de risque et certaines entreprises sont même en train de se relever. Aucune fermeture d'usine n'est prévue, ni de licenciement de personnel. Mais si la baisse se poursuit comme actuellement, ces entreprises pourraient être en grande difficulté d'ici deux ans. 
- Michel Maréchal, chargé de mission au service économique de l’État en région à la Direccte

Accompagner les entreprises dans leur "dédiesilisation"

Si la Direccte explique de la région est fortement touchée par la baisse des ventes de véhicules diesel, c'est en partie à cause de la fermeture du site d'Ibiden dans le Loiret. Cette alerte ne se base pas sur la proportion d'entreprises en difficulté. 

Pour éviter que le scénario ne se répète, une cellule de crise est en place depuis mars 2019 pour permettre un suivi rapproché des entreprises en difficulté. Un plan d'action a également été mis en place pour accompagner les entreprises dans leur "dédiesiliation".

En 2012, le diesel représentait 73% des parts de marcher des achats de véhicules neufs par des particuliers. En 2018, ce pourcentage n'est plus que de 39%. Pour nous, il est indispensable d'accompagner les entreprises dans leur diversification pour ne plus qu'elles soit dépendantes.
- Michel Maréchal

L'objectif est désormais d'aider ces structures à développer leur part de chiffre d’affaires sur l’essence, le passage au moteur électrique, voire l’investissement sur des filières émergentes comme l’hydrogène. 

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