Centre-Val de Loire : une trentaine d'entreprises épinglées sur la question des inégalités hommes-femmes

© Max PPP
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La Direccte de Centre-Val de Loire publie ce mardi les résultats de l’index des inégalités salariales des 181 entreprises de plus de 250 salariés de la région.

Par Sophie Maréchal

A partir de 16h47 ce mardi 5 novembre, les femmes ne sont plus rémunérées cette année, d'un point de vue statistique compte tenu des écarts moyens de salaires entre les hommes et les femmes. En effet, celles-ci gagnent en moyenne 24% de moins que leurs homologues masculins, selon l’Insee. A travail égal et compétences similaires, un écart de 9% subsiste.

181 grandes entreprises de la région publient leur index des inégalités hommes-femmes

Pour remédier à cette situation, la loi du 5 septembre 2018 pour la liberté de choisir son avenir professionnel permet la mise en place progressive d’un index des inégalités salariales hommes-femmes, noté sur 100 points et fondé sur plusieurs indicateurs : l’écart de rémunération femmes-hommes, l’écart de répartition des augmentations individuelles, le nombre de salariées augmentées à leur retour de congé de maternité et la parité parmi les dix plus hautes rémunérations. Plus le score est proche de 100, plus l’entreprise se rapproche d’une égalité salariale parfaite.
La direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi en Centre-Val de Loire (Direccte) publie ce mardi les résultats de cette indexation dans la région, réalisée dans les 181 entreprises comptant plus de 250 salariés.

Des pénalités financières pour les mauvais élèves

83% de ces entreprises ont rempli leur obligation de publication et de transmission de leur index à l’inspection du travail. Parmi elles, 19% obtiennent un résultat inférieur à 75 points et doivent prendre dès cette année des mesures correctives. A défaut de mettre en place rapidement un plan d’action, les sociétés risquent une pénalité financière pouvant aller jusqu’à 1% de leur masse salariale. Même chose si, au bout de trois ans, les mesures ne se sont pas avérées concluantes.
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A noter également que dans la région, 17% des entreprises ne respectent pas l’obligation d’augmenter leurs salariées au retour de congé maternité si leurs collègues occupant le même type de postes l’ont été. Une entreprise sur deux compte au mieux une femme dans son top 10 des rémunérations.

Si les entreprises de plus de 1000 salariés ont déjà transmis leur index le 1er mars dernier, cette obligation de publication s’appliquera aussi aux entreprises de 50 à 250 salariés à partir du 1er mars 2020. 1033 sociétés sont concernées en Centre-Val de Loire.

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