Dans le Cher, une nouvelle application recrute des volontaires pour venir en aide aux victimes d'arrêts cardiaques

Toutes personnes inscrites sur Sauv Life est susceptible d'être contacté en cas d'un arrêt cardiaque à proximité. / © BENELUXPIX/MAXPPP
Toutes personnes inscrites sur Sauv Life est susceptible d'être contacté en cas d'un arrêt cardiaque à proximité. / © BENELUXPIX/MAXPPP

Sauver des vies à n'importe quel moment. L'application Sauv Life, qui a fait son apparition ce mercredi 9 octobre dans le Cher, permet à tous ses utilisateurs de venir au secours d'une victime d'arrêt cardiaque. Une belle initiative qui rejoint d'autres outils situés sur le même credo.

Par Antoine Belhassen

Le Cher a déjà recruté plus de 600 secouristes en herbe. Depuis ce mercredi 9 octobre, le SAMU de Bourges a rejoint les services de l'application mobile Sauv Life. Le petit outil numérique permet à tout citoyen de venir en aide à une victime d'arrêt cardiaque située dans un rayon de dix minutes à pied.

Le fonctionnement est simple : après réception d'une alerte mobile, l'utilisateur est dirigé vers l'accidenté. Puis, il est guidé par visio-conférence avec un urgentiste pour effectuer les bons gestes : massage cardiaque et défibrilisation.

Près de 290 000 bons samaritains sont déjà inscrits sur l'outil lancé en 2018 et qui s'étend déjà sur 40 départements. Les premiers résultats dans le Cher pourraient rapidement se faire remarquer :

Dès le lancement, nous avons remarqué plus de réussite dans les milieux ruraux. Le temps d'attente des secours peut parfois être long : les gestes de secours dès les premières minutes sont souvent décisifs", explique le docteur Lionel Lamhaut du SAMU de Paris et fondateur de l'application.

"Le risque ? C'est de sauver une vie"

Quelques heures seulement après le lancement, 580 Cheriens étaient déjà inscrits. Une belle réussite pour un territoire de près de 310 000 personnes : "C'est une bonne chose ! Lorsqu'on s'aperçoit que les chances de survie diminuent de 10 % après seulement une minute sans aucun geste, on remarque l'utilité d'une telle application", poursuit le fondateur.

Les "citoyens sauveteurs", comme les appelle le docteur Lionel Lamhaut, ne sont pas à l'abri d'assister à un décès. Face à cette possibilité, il assure que les équipes de Sauv Life restent en contact avec l'utilisateur après l'intervention :

Il n'y a pas de réel danger à s'inscrire. Le seul risque ? C'est de sauver une vie.


L'objectif du docteur : créer une chaîne de survie. Dans le Cher, comme dans les autres départements concernés, Sauv Life a pour but d'améliorer le temps d'attente du SAMU. Pour cause, en France, il faut compter en moyenne 13 minutes avant l'arrivée des secours.

Depuis sa mise en place, l'application, inspirée par plusieurs start-ups américaines, aurait permis à une soixantaine de cœurs de repartir.

Une multitude d'applications de ce genre

"Sauv Life", "Staying Alive", "Permis de Sauver"... Les applications de sauvetage se multiplient depuis deux ans. Cette concurrence ne semble pas vraiment inquiéter le docteur Stéphane Bathellier du SAMU d'Orléans, qui pourrait rejoindre le dispositif dans les prochains mois : "Je n'y vois aucun aspect négatif. Il vaut mieux avoir plusieurs initiatives que rien du tout."

Même son de cloche du côté des pompiers du Cher : une application de sauvetage supplémentaire ne poserait aucun problème. Les services du 18 et du 15 travaillent dans les mêmes espaces "en très bonne intelligence".

Entre 40 000 et 50 000 décès sont liés aux arrêts cardiaques, chaque année en France.
 
En vert, les départements concernés par l'application Sauv Life. Le Cher vient d'y faire son entrée. / © Capture écran Sauv Life
En vert, les départements concernés par l'application Sauv Life. Le Cher vient d'y faire son entrée. / © Capture écran Sauv Life


 

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