• FAITS DIVERS
  • SOCIÉTÉ
  • DÉCOUVERTE
  • ECONOMIE
  • CULTURE
  • POLITIQUE

Bourges : en campagne, Arnaud Montebourg tend la main aux forces de gauche

Arnaud Montebourg, candidat à la primaire de la gauche, était en campagne mercredi soir à Bourges, à la salle du 22 d'Auron. / © MaxPPP
Arnaud Montebourg, candidat à la primaire de la gauche, était en campagne mercredi soir à Bourges, à la salle du 22 d'Auron. / © MaxPPP

Arnaud Montebourg, ancien ministre de l'Economie et du redressement productif, était en meeting mercredi soir à Bourges. 300 personnes environ ont fait le déplacement pour écouter le candidat à la primaire de la gauche.

Par Clément Massé

En meeting, hier à Bourges, Arnaud Montebourg a dessiné les contours de son programme pour la primaire de la gauche, la Belle Alliance, en vue de l'élection présidentielle de 2017.

L'ancien ministre de l'Economie et du redressement productif des gouvernements de Jean-Marc Ayrault (I et II) et de Manuel Valls (I) a notamment appeler les forces de gauche à se rassembler.

Il s'est notamment tourné vers Jean-Luc Mélenchon, député européen Front de gauche, pour "bâtir le programme du gouvernement futur, d'imaginer la façon dont nous pouvons nous conjuguer, pas nous affronter parce que nous avons une responsabilité qui se dessine devant l'histoire."

Citoyen sénateur

Parmi ses propositions, Arnaud Montebourg a émis le souhait de mettre un terme au "49-3, sauf en matière budgétaire". Il souhaite également la "fin du domaine réservé en matière de diplomatie et de défense pour que les décisions prises par un seul homme soient prises par un collège de personnes responsables". 


Arnaud Montebourg a également plaidé pour une "réduction du nombre de parlementaires à l'Assemblée nationale".

Il a proposé la dépolitisation du Conseil constitutionnel qui serait formé de magistrats professionnels.

Il a également appelé à une réforme profonde du Sénat. Ainsi, pour un tiers des sénateurs, il serait procédé à un tirage au sort dans chaque département d'un citoyen sur les listes électorales.

Au cours du meeting, Arnaud Montebourg s'est également opposé aux propositions de la droite.

Il a par exemple estimé, sans la nommer, que la candidature de François Fillon était une "candidature de revanche de classe".  

Il s'est ainsi interrogé : "Est-ce que ce pays a besoin que l'on supprime l'Impôt sur la fortune qui concerne pour 5 milliards d'euros de prélevement (...) 340.000 foyers fiscaux, soit 1% de la population, la plus aisée, la plus riche du pays? Est-ce qu'on a besoin que les seules baisses d'impôt proposées par ce candidat ne concernent que les familles les plus aisées ? et qu'à l'inverse, les augmentations proposées concernent la généralité des classes populaires et des classes moyennes, - c'est la TVA -, les choses sont clairement dites, c'est une candidature de revanche sociale."

La vidéo du discours d'Arnaud Montebourg est visible sur la page Facebook du candidat :

Arnaud Montebourg a également profité de son déplacement à Bourges pour rencontrer des personnels de l'armement et des jeunes travailleurs. 

Il a par ailleurs pris le temps de répondre aux accusations selon lesquelles il devrait 80.000€ au Parti socialiste.
"Je le conteste pour la bonne raison que j'ai payé au parti socialiste très exactement 52.415,40 euros entre 2007 et 2012", a-t-il déclaré pour mettre fin à la polémique.

Sur le même sujet

La filière du cornichon français lancée dans le Loir-et-Cher progresse bien

Les + Lus