Ruralité : un couple sauve le dernier commerce du village de Parassy dans le Cher

Le café l'embuscade a ouvert rouvert à Parassy dans le Cher / © Véronique Thiébault
Le café l'embuscade a ouvert rouvert à Parassy dans le Cher / © Véronique Thiébault

Dans le Cher, un couple vient de reprendre l’unique commerce du petit village de Parassy. Un bar-tabac-restaurant accueille à nouveau les clients tous les jours de la semaine sauf le mercredi.

 

Par Isabelle Racine

Le constat n’est pas nouveau : la ruralité va mal. Les villages de France se meurent… Ils sont désertés, abandonnés par leurs habitants. La faute aux commerces qui disparaissent les uns après les autres.

L'Embuscade à Parassy dans le Cher

Véronique et David Thiébault habitent le village de Veaugues dans le Cher à une quinzaine de kilomètres de Parassy. Quand ils apprennent que le bar-tabac-restaurant de Parassy est à vendre, ils se disent que c’est peut-être le bon moment pour changer de vie. Véronique travaille dans une école et David est agent de sécurité. David a en poche un CAP cuisine ; quant à Véronique, elle connait bien l’univers du commerce : ses parents sont commerçants. Ils décident de se lancer dans l’aventure, contractent un prêt bancaire et rachètent le fonds de commerce. Après quelques travaux de rafraichissement, "l'Embuscade" a rouvert ses portes en juin : boire un café, prendre l’apéro, venir chercher son journal ou manger un croque-monsieur, ce sont les services rendus par David et Véronique tous les jours (sauf le mercredi) de 7h à 20h30. Le commerce sera donc ouvert tôt et sans interruption jusqu’en début de soirée. Une amplitude horaire indispensable pour accueillir et servir un grand nombre de clients. Le couple se partagera les tâches : David sera en cuisine au moment du déjeuner et Véronique sera au bar.
Le couple aimerait mettre en place d’autres services comme le point relais pour les clients qui attendent un colis ou un service de poste.
 
© Véronique Thiébault
© Véronique Thiébault


Véronique et David nous ont dit que les habitants du village et des alentours sont très heureux de les avoir vus reprendre le commerce. Les villageois les ont félicités et ils fréquentent l'établissement, bien conscients de l'importance d'un commerce dans la vie d'un village car le bistrot, c'est un lieu d'échanges et de rencontres et il peut aider à rompre l'isolement de certaines personnes.
Selon France Boissons, il y avait 47 000  débits de boissons en 2005 ; le nombre est tombé à 36 000 en 2015. Dans les années 60, on en comptait 200 000. 26 000 communes n’ont désormais plus de cafés. 

"1000 cafés" pour redonner vie aux petites communes

Dernièrement, le Groupe SOS et son président Jean-Marc Borello, un proche du président Macron ont lancé l'idée d'ouvrir 1 000 cafés multiservices dans les territoires ruraux. Ces lieux seront des bistrots, mais aussi des relais de poste, des points d'accès numérique, des épiceries et de dépôt de pain.


 

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