Cher : un septuagénaire accusé d'esclavage moderne relaxé en appel

La cour d'appel de Bourges a relaxé M. Sadet de trois des quatre chefs d'accusations retenus contre lui en première instance. / © ALAIN JOCARD / AFP
La cour d'appel de Bourges a relaxé M. Sadet de trois des quatre chefs d'accusations retenus contre lui en première instance. / © ALAIN JOCARD / AFP

Son employé ivoirien, engagé en 1996, avait dû le suivre en France.

Par Avec AFP

Il parlait de son employé ivoirien comme un "boy de 4e catégorie". Un septuagénaire a été condamné hier par la Cour d'appel de Bourges à 15 000 euros d'amende pour "emploi d'un étranger sans autorisation de travail"

Une peine très allégée en appel


Un verdict bien plus léger que celui prononcé en première instance, en décembre dernier. Il avait alors été condamné à un an de prison avec sursis et 50 000 euros d'amende pour "traite d'être humain" et "soumission d'une personne vulnérable ou dépendante à des conditions de travail indigne".

Une peine déjà clémente, quand on sait que, selon le code pénal, une condamnation pour ce premier motif peut aller jusqu'à sept ans d'emprisonnement et 150 000 euros d'amende. En appel, il a également été relaxé de l'accusation de travail dissimulé. 

Embauché en Afrique, débauché en France


Bernard Sadet a fait travailler un de ses employés de nationalité ivoirienne pendant plusieurs années dans sa résidence secondaire du Cher. Recruté en 1996, alors que ses employeurs vivaient en Afrique, la victime avait accompagné plusieurs étés ses employeurs dans leur vaste propriété.

À partir de 2011, alors que la femme de M. Sadet était tombée gravement malade, il était resté en France, où il devait s'acquitter de diverses tâches.

Sur le même sujet

Les + Lus