Coronavirus : comment les transports en commun s'adaptent à l'épidémie en Centre-Val de Loire

Un TER à Nancy/un tram à Orléans, images d'illustration. / © Alexandre Marchi/MaxPPP / Alexandre Marchi/MaxPPP
Un TER à Nancy/un tram à Orléans, images d'illustration. / © Alexandre Marchi/MaxPPP / Alexandre Marchi/MaxPPP

Réduction du trafic, mesures de protection pour les agents, transport à la demande... les mesures prises par le gouvernement pour lutter contre la propagation du coronavirus se font sentir dans les transports du Centre-Val de Loire.

Par Thomas Hermans

Ce lundi 16 mars au soir, Emmanuel Macron a été clair : il ne faut sortir de chez soi que lorsque c'est absolument nécessaire. Alors forcément, si plus personne ne se déplace, la raison d'être des transports en commun en prend un coup. 

Pourtant, il faut bien faire circuler "les gens qui vont au travail parce qu'il n'y a pas de télétravail, le personnel soignant, les aides à la personnes, les pompiers, les militaires, les policiers", liste Philippe Fournié, vice-président aux transports de la région Centre-Val de Loire.
 

En conséquence, une faible proportion des transports inter-urbains sont maintenus. Ce mardi, environ 40% des trains circulaient à la SNCF, une proportion qui devrait passer à 20% dès demain. "C'est une consigne de l'Etat, et un objectif que l'on doit tenir dans la durée", explique Philippe Fournié.
 

Le transport à la demande sera refondu en zone rurale


Celui-ci précise également que, dès lundi, la fréquentation des cars Rémi inter-urbains était tombée à 10% de ses taux habituels. Il ajoute que "nous regardons l'évolution avec les transporteurs, pour ne plus programmer qu'un aller-retour par jour ou par demi-journée sur certaines lignes". 
 

Seul le transport à la demande résiste au confinement. Un réseau qui est en train d'être repensé par la région "pour les personnes âgées en milieu rural, les maisons de santé, etc.", ajoute Philippe Fournié. 

Quant aux bus scolaires, plus aucun ne circule depuis lundi et la fermeture des établissements scolaires. "On travaille avec les transporteurs scolaires, qui sont souvent des petites structures, explique Philippe Fournié. Et en fonction de leur état, on s'engage à leur payer les frais fixes, ce qu'on a déjà budgeté." Il avoue cependant que l'Etat n'a pas encore précisé aux collectivités son niveau d'engagement dans ce genre de démarches.

En ville, les agents protégés


Pour les transports urbains, les réseaux se sont calés sur des modèles horaires proches des périodes de vacances scolaires. C'est ainsi le cas du réseau Fil Bleu de Tours et du réseau Tao d'Orléans.
 

A Orléans, plusieurs lignes de bus ont également vu leur desserte diminuer, tout comme les deux lignes de tram. Tao informe également de la fermeture de Resa'Tao, le service orléanais de transport à la demande.

Fréquences plus faibles également sur le réseau Agglobus de Bourges, dont le service de location de vélo Cycloplus a également été fermé jusqu'à nouvel ordre. Les services LibertiBus et VitaBus sont cependant assurés normalement.

Un maintien d'un certain niveau de transports urbains devrait être maintenu jusqu'à ce week-end, avant de possibles consignes de l'Etat lundi. 
 
A proximité de la cabine conducteur, les entrées et les sièges sont condamnés. / © Charly Krief/France 3 Centre-Val de Loire
A proximité de la cabine conducteur, les entrées et les sièges sont condamnés. / © Charly Krief/France 3 Centre-Val de Loire

Pour assurer leur protection, les conducteurs des réseaux de Tours et Orléans ne sont plus autorisés à vendre de tickets dans les bus, et les passagers doivent désormais monter par la porte arrière du véhicule. Dispositions similaires dans les trams orléanais, où les entrées proches des cabines conducteurs sont barricadées. 
 

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