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Mon histoire de Loire à l'Hôtel Cabu, musée d’Histoire et d’Archéologie d'Orléans qui abrite des trésors de la Marine de Loire

Trésor de la Marine de Loire au musée d’Histoire et d’Archéologie d'Orléans / © France 3 Centre-Val de Loire
Trésor de la Marine de Loire au musée d’Histoire et d’Archéologie d'Orléans / © France 3 Centre-Val de Loire

Bertrand Deshayes, marinier et Olivia voisin, directrice des musées d’Orléans se sont donnés rendez-vous à l’hôtel Cabu dans le centre de la ville pour une visite détaillée de la salle réservée au patrimoine lié à la marine de Loire.

Par Anne Lepais

Installé dans l’hôtel Cabu, l’un des plus beaux monuments de la Renaissance de la ville d’Orléans, le musée d’Histoire et d’Archéologie abrite des trésors de la Marine de Loire. Philippe Deshaies, marinier est en compagnie d’Olivia voisin, directrice des musées d’Orléans pour une visite ligérienne.


Trafic de Loire


À partir du milieu du 17ème siècle, l’importation de produits coloniaux (sucre, épices, café, cacao, coton,
indigo…) depuis Nantes et l’implantation d’industries de transformation le long du fleuve vont considérablement augmenter le tonnage des marchandises transportées,
Au cours du 18ème siècle, les entrepôts et les industries de transformation se multiplient : manufactures textiles, raffineries de sucre, vinaigreries. Les entrepôts orléanais, servant traditionnellement au sel et aux céréales, vont accroître leur rôle et l’élargir aux produits coloniaux (coton, tabac, épices, café, cacao, sucre…) ou locaux (vin, vinaigre, fruits …). Orléans peut ainsi approvisionner régulièrement Paris, mais aussi l’ensemble du bassin ligérien, voire des régions plus éloignées.

Quelques trésors du musée 


  • Les jetons de présence de la communauté des marchands naviguant sur la Loire

Du 17ème au 19ème siècle, la Loire était un axe commercial digne d'une belle autoroute de maintenant, et la compagnie des marchands (les mariniers, les bateliers, les voituriers par eau) faisait partie du commerce du royaume. A cette époque les marchands se sont fédérés dans une communauté des marchands naviguant sur la Loire et les affluents descendants et se rassemblaient tous les trois ans à Orléans pour défendre la sûreté et l'entretien du commerce. A cette occasion on leur donnait un jeton de présence, celui-là même que l'on retrouve aujourd'hui dans le salon d'honneur de la Chambre de Commerce et d'Industrie d'Orléans.

Orléans capitale du vinaigre, fut aussi capitale du sucre et de la canne à sucre avec des raffineries tout au long de la loire dont les plus importantes étaient dans le quartier de recouvrance.
En 1793, Orléans compte 32 raffineries produisant 170 000 quintaux de sucre par an, soit la moitié de la production du pays. De nombreux potiers installés à Orléans fournissent les moules à pains de sucre qu’ils exportent jusqu’à Saumur et Nantes. Aujourd’hui, dans certains quartiers, si on lève le nez, on peut retrouver ces moules, tronqués de leur partie supérieure pour servir de haut de cheminée.

Toiles de coton imprimées importées des Indes dès le 16ème siècle par les Portugais. On les trouvait dans les cabinets de curiosités. Elles étaient également utilisées dans la décoration et l’habillement. À Orléans, la première manufacture est créée en 1762 par Jacques de Mainville, bientôt suivi par deux autres entrepreneurs installés dans le quartier Saint-Laurent.


Reportage : Bérénice du Faÿ, Gilles Maury et Eve Manier
Les trésors de la Marine de Loire dans mon histoire de Loire
Bertrand Deshayes, marinier et Olivia voisin, directrice des musées d’Orléans se sont donnés rendez-vous à l’hôtel Cabu dans le centre de la ville pour une visite détaillée de la salle réservée au patrimoine lié à la marine de Loire. - France 3 Centre-Val de Loire - Bérénice Du Faÿ, Gilles Maury et Eve Manier



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