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Des fourmis dans les jambes

Le dimanche à 12h55
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Parc naturel de la Brenne : à la rencontre des grues cendrées des oiseaux migrateurs

Vu sur les grues cendrées en plein vol. / © BarbeeAnne/pixabay
Vu sur les grues cendrées en plein vol. / © BarbeeAnne/pixabay

Deux fois par an, lors de la migration ce sont des milliers d’oiseaux qui font halte en Brenne. Un spectacle totalement féérique, qui permet pendant quelques jours d’observer les longs vols enchanteurs des grues cendrées et d’écouter leur cri si particulier.

Par Vincent Dupouy et Lucie Lagoutte

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La migration, qu’est ce que c’est ?

Chaque année, une première fois à l’automne, pour quitter les pays Scandinaves et rallier le sud de l’Espagne ou l’Afrique du Nord, puis à la sortie de l’hiver pour remonter vers le Nord, des milliers de grues s’arrêtent dans le Parc Naturel de la Brenne pour se nourrir et reprendre des forces. Cet espace naturel très protégé, parsemé de nombreux plans d’eau, répond en effet idéalement aux besoins des grues pendant leur voyage.

De plus, si auparavant la Camargue était la zone idéale pour cette « pause » au milieu de la migration, le réchauffement climatique et surtout la multiplication des cultures de mais dans la région attirent inexorablement ce bel oiseau.

La grue cendrée, portrait d’un grand oiseau

Un mètre, à un mètre vingt de hauteur, pour une envergure qui peut atteindre deux mètres quarante, la grue cendrée est un grand et bel oiseau.

Particulièrement reconnaissable grâce à la bande blanche qui zèbre son cou, à la peau rouge à nue sur son crâne et à la touffe de plumes noires sur sa queue, la grue cendrée est une espèce protégée, en France, depuis 1976.

Elle se nourrit principalement de maïs, de jeunes pousses, de vers et de petits insectes.

Les couples, qui après leurs formations sont unis pour la vie, ont en moyenne 2 bébés par an.

Le vol des grues cendrées

On reconnaît aisément un groupe de grues cendrées dans le ciel, grâce à son vol particulier en V… Mais pourquoi volent-elles ainsi ? Et bien tout simplement pour bénéficier, comme les cyclistes d’un phénomène d’aspiration.

En effet, à chaque battement d’ailes se crée derrière l’oiseau une petite perturbation, un courant d’air ascendant ou descendant, qui impose à l’oiseau qui se trouve juste derrière de s’aligner à 45° pour bénéficier de cet appel d’air.

Ainsi, ces animaux qui doivent parcourir plus de 2500 km pour réaliser leur migration vont pouvoir économiser beaucoup de force ( entre 10 et 15% d’économie d’énergie selon les scientifiques).

Observation, les secrets pour admirer ces oiseaux

Durant l’automne et à la sortie de l’hiver, le spectacle des colonies de grues cendrées qui se rendent en fin de journée au dortoir, est tout simplement à couper le souffle.

Pour bien les observer, prévoir d’arriver environ une heure avant le coucher du soleil et armer vous d’un peu de patience. En effet, même si ces oiseaux ne sont pas les plus craintifs, il demeure tout de même nécessaire de faire preuve de calme et de discrétion pour réussir son observation.

Postez vous à proximité d’un plan d’eau, soyez le plus silencieux possible et ouvrez grand les yeux… Le spectacle sera forcément au rendez-vous.

Rendez-vous dimanche à 12h55 dans votre magazine de découvert "Des Fourmis dans les jambes" sur France 3 Centre-Val de Loire.