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Eure-et-Loir : l'édition 2019 du concours Fémin'Itiatives sur les rails

Le nombre de femmes cheffes d'entreprise continue de progresser, même si elles restent une minorité. Photo d'illustration / © IP3 PRESS/MAXPPP
Le nombre de femmes cheffes d'entreprise continue de progresser, même si elles restent une minorité. Photo d'illustration / © IP3 PRESS/MAXPPP

Initié par la préfecture d'Eure-et-Loir, ce concours vise à mettre en avant les femmes cheffes d'entreprises. Les candidates ont jusqu'au 26 avril pour s'inscrire.

Par Bertrand Mallen

Elles sont maître-verrier, agricultrice ou encore esthéticienne. Toutes sont également des cheffes d'entreprise reconnues par le concours Fémin'itiatives, dont l'édition 2019 vient d'être lancée dans l'Eure-et-Loir. Initié en 2001 le concours récompense des femmes investies dans la gestion, la création ou encore la reprise d'entreprises.

Objectif : valoriser les femmes dans certains secteurs économiques encore très masculin, et encourager les futures générations d'entrepreneuses. Au programme, cinq catégories : 
  • Dynamique économique et sociale
  • Talent et savoir-faire
  • Reprise d'entreprise
  • Jeune entrepeneure
  • Entreprendre en territoire prioritaire

Une reconnaissance pour les entrepreneuses

C'est par exemple le cas de Marie Blanchard engagée avec son mari dans l'agriculture raisonnée en circuit court. Lauréate de la catégorie "Entreprendre en territoire prioritaire" en 2018, elle s'est reconvertie après une carrière dans le secteur de la vente et passe par un lycée agricole.

"Lorsque ma fille est partie à l'école, j'y suis retournée aussi !" plaisante-t-elle. Ce concours pour elle sonne comme une reconnaissance : "Cela prouve, surtout aux autres femmes, que nous pouvons nous aussi tenir une exploitation agricole."

Autre enjeu : favoriser la cohésion économique, comme cela a été le cas à Chartres. En 2016, les ateliers Lorin, maison de verrerie emblématique à laquelle la cathédrale de Chartres doit l'entretien de ses vitraux au cours du XXe siècle, sont placés en liquidation judiciaire. Trois salariées reprennent en main l'entreprise. Parmi elles, Élodie Vally, maître verrier et lauréate de la catégorie "Reprise d'entreprise".

"C'est toujours motivant d'avoir ce genre de soutien", confirme l'artisane chartraine. Gagner un prix au concours rapporte une somme modeste (5400 euros à répartir entre les gagnantes), mais reste un encouragement notable. D'autant plus que banques, assurances et autres partenaires assistent à la remise de prix en juin. De quoi donner un coup de pouce à son réseau professionnel.

"C'est un domaine d'hommes"

Bien qu'il ne soit plus exceptionnel de voir une femme diriger une entreprise, dans certains secteurs elles doivent, davantage que les hommes, faire leurs preuves pour "percer". A fortiori quand elles sont jeunes.

"Quand on a 35 ans et qu'on reprend une entreprise, il faut être crédible, prouver notre passion et nos capacités", reconnaît Élodie Vally, surtout lors des premières réunions de chantiers. "Mais même s'il y a parfois de petites réflexions, une fois qu'on a fait nos preuves on n'a plus de problèmes.

Certains secteurs, comme l'agriculture, sont moins perméables. "Ça reste un domaine d'hommes, et certains ne se privent pas pour le faire savoir" note Marie Blanchard. Pour cette fille d'agriculteur, voir sa passion et son ambition remises en cause par des hommes du milieu a été un passage obligé.

"On m'a déjà dit 'Toi tu montes jamais sur le tracteur', ou 'Tu as passé un diplôme juste pour récupérer des terres'. Ça ne fait pas vraiment plaisir." Des commentaires qui n'ont pas empêché "Saveurs de nos terres", l'entreprise qu'elle gère avec son mari Olivier, de prospérer.

Participer à Fémin'itiatives

Le site web du concours : https://bit.ly/2GhYAz6
La plaquette du concours : https://bit.ly/2FKlHz1
Le formulaire d'inscription : https://bit.ly/2FQxk7s

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