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Châteaudun : un détenu jette de l’huile chaude sur des surveillants du centre de détention

Centre de détention de Châteaudun (Eure-et-Loir) / © F3 Centre-Val de Loire/G.Grichois
Centre de détention de Châteaudun (Eure-et-Loir) / © F3 Centre-Val de Loire/G.Grichois

Lundi, deux surveillants du centre de détention de Châteaudun ont été brûlés aux coudes, aux mains et aux visages par un détenu qui leur a jeté de l’huile chaude.

Par Julie Postollec

Alors que quatre surveillants de la prison de Châteaudun viennent s'entretenir avec un détenu qui faisait du tapage, ce dernier s’est saisi d’une casserole et a jeté le contenu c'est-à-dire de l'huile chaude en direction des fonctionnaires.
Deux d'entre eux ont été brûlés.

L'individu n'était pourtant considéré comme un détenu violent, et bénéficiait d'un régime dit "en porte ouverte" (afin d’accompagner les efforts de réinsertion sociale du détenu, la porte de la cellule est censée être ouverte pendant une partie de la journée, ndlr). 

 

Il conteste la fermeture de sa cellule

Mais d'après les rapports des surveillants remis à la justice, lundi vers 8h30 du matin, le prisonnier se met à vociférer : il ne comprend pas pourquoi un surveillant doit fermer sa cellule à cause d'un mouvement de détenus. Malgré les explications du fonctionnaire pénitentiaire, le prisonnier conteste, hurle, fait du tapage.

Au point que 20 minutes plus tard, le même agent avec trois autres collègues retournent le voir pour lui dire de cesser. Au moment où il ouvre la porte de la cellule, le détenu tient à la main une casserole. Sur demande du fonctionnaire, il feint de reposer la poêle, avant d'en jeter le contenu, de l'huile chaude, par l’entrebâillement de la porte au moment où celle-ci se referme.

Les deux agents les plus proches de la porte sont éclaboussés au niveau des mains, des coudes et du visage. Les deux autres derrière n'ont rien reçu.

 

Droit à la casserole

Comment cette situation a-t-elle pu arriver ? Les détenus ont en fait le droit d'avoir un réchaud et une casserole dans leur cellule, pour "cantiner" c'est-à-dire qu'ils peuvent acheter des produits d’hygiène ou de la nourriture à l’administration pénitentiaire pour cuisiner et améliorer le quotidien.

Quant à l'huile, il est possible que le détenu ait réussi à récupérer des matières grasses sur des restes des repas servis.


Une plainte déposée

D'après la direction interrégionale des services pénitentiaires de Dijon dont dépend le centre de Châteaudun, les surveillants brûlés ont été vus immédiatement par les services médicaux, qui leur ont prescrit 2 jours d’ITT.

Une plainte a été déposée auprès du parquet, qui a diligenté une enquête. Le détenu a été mis à l'isolement au quartier disciplinaire. Il passera en comparution immédiate le 28 août.
 

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