Eure-et-Loir : gendarmerie et centres équestres mobilisés pour empêcher de nouveaux actes de cruauté envers les chevaux

En Eure-et-Loir, deux cas d'actes de cruauté envers des chevaux ont jusqu'à présent été répertoriés. Comme partout en France, l'inquiétude gagne les propriétaires de chevaux et les centres équestres. La gendarmerie eurélienne a mis en place un dispositif spécifique baptisé GendEquin 28.

Un gendarme caressant un cheval dans un centre équestre en Eure-et-Loir
Un gendarme caressant un cheval dans un centre équestre en Eure-et-Loir © F3CVDL

Nous sommes très inquiets, sur le qui-vive. Nous nous tenons informés les uns les autres, et des rondes ont été mises en place. Avec les membres des centres équestres eux-mêmes, le voisinage et surtout les gendarmes, avec qui nous sommes en relation étroite depuis le début. 

Nathalie Carrière, Présidente du comité départemental d'équitation 28

Deux attaques sur des chevaux ont été recensées au mois d'août en Eure-et-Loir, l'une sur la commune de Sainte-Gemme-Moronval, l'autre à Morancez. Les deux juments ont été mutilées à l'arme blanche, l'une à l'encolure, l'autre sur les membres. Toutes deux ont survécu.

"Nous sommes dans l'incompréhension la plus totale, poursuit Mme Carrière. Ces actes de cruauté sont totalement gratuits, ils ont lieu dans différents secteurs du département, et partout en France... Ces individus s'attaquent à des chevaux régulièrement manipulés, qui sont en confiance avec les humains. Des chevaux de trait, des juments dociles, de vieux chevaux, c'est encore plus lâche ! "

Avec l'aide de la gendarmerie, un document portant sur les conseils de prévention est ditribué à tous les centres équestres, qui le transmettent eux-mêmes aux propriétaires de chevaux qu'ils connaissent.
GendEquin 28, les conseils de prévention
GendEquin 28, les conseils de prévention
La gendarmerie rappelle toutefois qu'il faut bien faire la distinction entre des blessures pouvant résulter d'un accident (effarouchement à cause d'un chien, conflit d'animaux...) et celles relevant effectivement d'une action humaine malveillante. L'apaisement des esprits est de mise :

"
La médiatisation des faits au niveau national est de nature à entretenir un climat anxiogène au sein du monde équin, explique le Colonel Georges Pierrini, commandant le groupement de gendarmerie d'Eure-et-Loir. Cela peut susciter des comportements préoccupants, notamment si certains avaient l'intention de se faire justice eux-mêmes. Il faut toujours aviser la gendarmerie immédiatement, même de nuit, et ne pas intervenir directement."

Outre le volet préventif, GendEquin 28 déploie également un volet opérationnel avec, notamment, le renforcement des patrouilles de surveillance en certains endroits du département. Sur le principe de l' "opération tranquilité entreprise", le dispositif vise à rassurer les propriétaires de chevaux et les assurer d'une prise en compte rapide dès le signalement porté à la connaissance de la gendarmerie.

La présidente du comité départemental d'équitation rappelle par ailleurs qu'elle est également en lien avec la police, pour l'agglomération de Chartres.Les attaques et mutilations d'équidés se multiplient ces derniers mois en France, sans que l'on ne parvienne à identifier les auteurs ou connaître leurs motivations. Au total 153 enquêtes ont été ouvertes, concernant environ la moitié des départements français. Le ministre de l'Agriculture, Olivier Denormandie, vient d'annoncer la mise en place d'un numéro vert (gratuit) destiné aux propriétaires de chevaux. 15 spécialistes de l'Institut français du cheval y répondront à toutes les questions.

Le numéro à composer est le 0800.738.908
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