Meurtre du docteur Patrick Rousseaux dans l'Eure-et-Loir: le principal suspect jugé irresponsable

Le docteur Patrick Rousseaux a été retrouvé poignardé dans son cabinet, le 1er février 2017 / © MaxPPP
Le docteur Patrick Rousseaux a été retrouvé poignardé dans son cabinet, le 1er février 2017 / © MaxPPP

L'homme interpellé pour le meurtre du docteur Patrick Rousseaux à Nogent-le-Rotrou en 2017 a été jugé irresponsable pénalement par la cour d'appel de Versailles en raison de troubles psychiatriques.

Par Bertrand Mallen

C'est l'épilogue d'un drame qui aura duré plus de deux ans. Le 1er février 2017, le corps sans vie de Patrick Rousseaux, un médecin de 64 ans de Nogent-le-Rotrou, est retrouvé dans son cabinet par son associé. Sur son corps, les policiers relèvent quarante-guit blessures portées par arme blanche au cou et au visage. L'affaire choque profondément les habitants, qui connaissaient bien le praticien. Le jour même, un homme est arrêté dans les Yvelines. Interpellé par une patrouille de police, entaillé au bras et couvert de sang, le suspect, alors âgé de 41 ans, est rapidement relié au meurtre par les enquêteurs.

Un père de famille devenu paranoïaque

Deux ans et plusieurs expertises et contre-expertises plus tard, il est déclaré irresponsable. Interrogé par nos confrères de l'Echo Républicain, le procureur de la République, Rémi Coutin, a déclaré que le suspect "évite les assises en raison d’un trouble psychique ou neuropsychique ayant aboli son discernement ou le contrôle de ses actes au moment des faits". L'homme sera maintenu en soins psychiatriques au centre pénitenciaire de Fresnes dans le Val-de-Marne. La cour a également prononcé à son encontre une interdiction de paraître dans l'Eure-et-Loir pendant vingt ans et de détenenir une arme.

Selon plusieurs témoins, ce Nogentais avait commencé à changer de comportement près d'un an avant les faits. Ses proches ont confié que ce père de deux enfants était devenu paranoïaque et hypocondriaque, et tenait des propos incohérents. Persuadé que son ex-femme cherchait à le tuer en usant de sorcellerie, il ne voulait plus revenir au domicile familial, le croyant hanté. Enfin, il s'était persuadé qu'on lui avait implanté une puce électronique dans le bras, et craignait que les médecins ne lui injectent un produit mortel. Ce jour-là, c'est finalement lui qui, au cours d'une de ses crises, a porté des coups fatals au docteur Rousseaux.

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