Recrutement de pompiers volontaires : le SDIS d'Eure-et-Loir en vedette

© Extrait clip campagne recrutement des pompiers volontaires - images DGSCGC
© Extrait clip campagne recrutement des pompiers volontaires - images DGSCGC

Le service départemental d'incendie de secours (SDIS) d'Eure-et-Loir a été choisi comme exemple pour la campagne nationale de recrutements des sapeurs-pompiers volontaires. Face à la crise des vocations, l'objectif est de séduire les jeunes.  

Par Fabienne Marcel

Comme chaque année, les pompiers lancent leur campagne nationale de recrutement des sapeurs-pompiers volontaires. Clip vidéo et encarts publicitaires appellent hommes et femmes à s'engager. Sur ces affiches figurent deux volontaires d'Eure-et-Loir, Marie d'Arrou et Mickaël de Lucé.
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Les pompiers volontaires face à la crise des vocations


Depuis quelques années, le recrutement de volontaires s'avère difficile. En 2000, il y avait plus de 200 000 sapeurs-pompiers volontaires (SPV). En 2017, seulement 193 700 hommes et femmes.
Fort de ce constat alarmant, régulièrement la Fédération nationale des sapeurs-pompiers (FNSPF) alerte les pouvoirs publics sur la pénurie de volontaires. En 2013, François Hollande alors président de la République lance un "plan national" en faveur des pompiers volontaires.  
 


Le 24 septembre 2016, François Hollande était au congrès annuel des sapeurs-pomiers, à Tours. L'occasion pour la FNSPF de réaliser le bilan du plan national pour les pompiers volontaires. Trois ans après la promesse du Président de la République, il apparaît que le nombre de pompiers volontaires, après une légère hausse en 2015, se soit stabilisé autour de 194 000, selon les chiffres de la FNSPF. Soit 7 000 pompiers volontaires de moins que l'objectif affiché.
Sans pompiers volontaires, un SDIS ne peut pas fonctionner. Dans une caserne, il y a en moyenne 78 % de pompiers volontaires et 17 % de professionnels. En Eure-et-Loir pa exemple, 85 % des effectifs sont des pompiers volontaires.
 

Pourquoi cette crise des vocations ? 


Le manque de reconnaissance, l'indemnisation insuffisante, (les SPV sont payés en moyenne moins de 10 €/heures, moins qu'un SMIC) et un contexte post-attentat, expliquent la pénurie des pompiers volontaires au niveau national.

Au-delà du nombre de volontaires, l'autre problème, c'est leur disponibilité. Dans les petites communes, très peu d'entreprises libèrent les pompiers en journée.
Pour y remédier, en octobre 2017, une convention a été signée entre le SDIS 28, le Médef et la confédération des PME.

 

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