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Fermeture du magasin Maxi Toys de Chambray-lès-Tours : la CGT craint une "restructuration camouflée"

L'enseigne Maxi Toys, actuellement en vente, a annoncé la fermeture prochaine de deux de ses magasins français dont un en Indre-et-Loire.
L'enseigne Maxi Toys est en vente. La direction de l'entreprise basée en Belgique a également annoncé la fermeture de deux magasins dont un en Indre-et-Loire.
L'enseigne Maxi Toys est en vente. La direction de l'entreprise basée en Belgique a également annoncé la fermeture de deux magasins dont un en Indre-et-Loire. © Google View
Malgré l'annonce de la fermeture de deux enseignes Maxi Toys, la direction "ne veut pas" engager de procédure de licenciement économique pour les salariés concernés, dénonce lundi la CGT. Le syndicat craint une "restructuration camouflée" pour "habiller la mariée sans bruit".

Le groupe néerlandais Blokker a annoncé mi-mai la vente de cinq de ses chaînes de magasins, dont sa filiale belge Maxi Toys, qui emploie environ 800 salariés en France dans ses quelque 150 magasins. Cette cession avait été confirmée aux représentants du personnel de Maxi Toys France début juin.

Fermeture d'un magasin en Indre-et-Loire

Mi-octobre, la direction "a informé le comité d'entreprise de la fermeture de deux magasins", à Chambray-Les-Tours (Indre-et-Loire) et Laval, a indiqué lundi la CGT Maxi Toys dans un communiqué. Mais elle "ne veut pas entamer de procédures de licenciement économique", dénonce le syndicat, en évoquant la "vive inquiétude" des salariés. Selon la CGT, la direction entend "jouer sur la clause de mobilité" incluse dans les contrats de travail, "pourtant illégale car ni claire ni précise", en proposant aux salariés une autre affectation, a précisé à l'AFP un élu CGT. En cas de refus,"ils seront licenciés pour cause réelle et sérieuse", ce qui les priverait de certains droits.

Une dizaine de salariés sont concernés pour l'instant mais la CGT craint que ce ne soit le début d'une "restructuration camouflée" et "massive", avec d'autres fermetures de magasins, pour "+habiller la mariée sans bruit+ afin de la vendre avec moins de personnel" et "sans qu'il n'y ait de comptes à rendre". Selon l'élu CGT, la clause de mobilité n'est "pas précise et pas figée dans le temps" car elle dit que les salariés sont "susceptibles de bouger dans la zone du responsable régional", qui est elle-même évolutive. Cela ouvre la porte à des propositions de poste sur un territoire très étendu, a-t-il ajouté. Concernant la vente elle-même de Maxi Toys, la direction "ne communique pas", a poursuivi l'élu. "On ne sait pas s'il y a un repreneur ou des négociations en cours".

La direction de Maxi Toys, dont le siège se situe à Houdeng en Belgique, n'était pas joignable dans l'immédiat.



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