Indre-et-Loire : Robert Badinter viendra à Montlouis inaugurer l'espace des solidarités qui portera son nom

Le département d'Indre-et-Loire et la commune de Montlouis ont décidé de donner au nouvel espace des solidarités de la ville le nom de Robert Badinter. L'ancien ministre, ayant porté le projet d'abolition de la peine de mort en 1981, affirme vouloir se rendre à l'inauguration.

Robert Badinter à Paris le 15 janvier 2016.
Robert Badinter à Paris le 15 janvier 2016. © Eric Feferberg/AFP

Bientôt un hôte de marque à Montlouis. Sa maison des solidarités, qui a bénéficié d'une récente restructuration-extension, portera le nom de Robert Badinter, ancien ministre de la Justice sous François Mitterrand, et président du Conseil constitutionnel pendant près de dix ans. 

"Le Département de l'Indre-et-Loire s'attache à donner le nom d'une personnalité marquante, porteuse de valeurs fraternelles, à ses bâtiments sociaux", justifiaient le maire de Montlouis-sur-Loire Vincent Morette (PS) et Jean-Gérard Paumier, président (LR) du conseil départemental, dans un courrier adressé directement à Robert Badinter.

Ainsi, Loches a déjà son "Espace Simone Veil", et Saint-Pierre-des-Corps son "Espace Gisèle Halimi". Des maisons qui "informent, orientent, accompagnent" dans les domaines de la solidarité : "vie quotidienne, insertion, éducation et santé des enfants et des adolescents, accès aux droits, soutien à la parentalité, aide aux personnes âgées et handicapées au plus près de votre domicile", selon le Département.

Robert Badinter "a rempli une page d'Histoire"

Encore fallait-il que Robert Badinter donne son accord pour que son nom s'affiche sur une façade de Montlouis... Accord adressé par courrier le 26 avril dernier. "C'est un honneur pour moi", écrit le Garde des Sceaux de 1981 à 1986, période pendant laquelle il a porté le projet de loi sur l'abolition de la peine de mort.

Et "si les conditions sanitaires le permettent", Robert Badinter promet de se rendre "volontiers à Montlouis-sur-Loire à une date à fixer, pour inaugurer cet espace". 

Une réponse dont se réjouit Jean-Gérard Paumier : "On le recevra avec tous les égards", assure-t-il, estimant que Robert Badinter "a rempli une page d'Histoire".

Pas de date annoncée

En septembre 2020, près de 40 ans après l'abolition, un sondage donnait plus d'un Français sur deux favorable au rétablissement de la peine de mort. L'occasion pour le président du Département de donner sa définition personnel du "personnage historique" :

Simone Veil, Gisèle Halimi et Robert Badinter sont des personnes qui savent prendre des risques, qui n'ont pas les yeux sur les sondages, et qui continuent de défendre leurs convictions profondes, même quand l'opinion n'est pas d'accord. En 40, de Gaulle était à Londres. L'opinion de tous les Français n'était pas à Londres...

Jean-Gérard Paumier, président du conseil départemental d'Indre-et-Loire

Le conseil départemental n'annonce pour le moment aucune date pour la venue de Robert Badinter à Montlouis-sur-Loire.

 

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