À La Nouvelle République, un 4e jour de grève pour demander des augmentations de salaires

Publié le
Écrit par Thomas Hermans .

Ce mercredi 23 novembre, les journalistes de La Nouvelle République ont reconduit, d'une courte majorité, la grève qu'ils mènent depuis quatre jours. Au cœur de leurs revendications : des augmentations salariales, mais aussi une reconnaissance par la direction de certaines "souffrances au travail".

Le journal est bien en kiosque ce jeudi 24 novembre, mais la rédaction reste mobilisée. Les journalistes de La Nouvelle République ont décidé ce mercredi 23 novembre, en assemblée générale, de reconduire une grève qui dure depuis maintenant quatre jours. 

Une mobilisation pour réclamer des augmentations de salaires, "à hauteur de l'inflation", plaide Pierre Veillé, délégué du syndicat national du journalisme (SNJ), rassemblé avec ses collègues devant le siège de la NR à Tours mercredi après-midi. La direction aurait en effet "coupé cours aux négociations annuelles obligatoires", refusant d'augmenter les salaires des journalistes, et des autres catégories salariales.

Le temps des primes

Conséquence : les ouvriers de l'imprimerie ont rejoint la grève mercredi, empêchant le journal de paraître ce mercredi dans les cinq départements couverts par le quotidien (l'Indre, l'Indre-et-Loire, le Loir-et-Cher, les Deux-Sèvres et la Vienne). Ce jeudi 24 novembre, les imprimeurs ont repris le travail, mais la rédaction, elle, est toujours en grève.

Il y a ainsi eu "une petite ouverture" de la part du directoire ce mercredi soir, explique Hugues Le Guellec, journaliste et syndicaliste CGT. À savoir une augmentation des primes distribuées aux salariés : elles devaient être de 100 000 euros au total, et seront finalement de 160 000 euros. Avec, en plus, "un certain nombre de tranches supplémentaires qui permettent de toucher les trois quarts des salariés, contre 30% avant", détaille le syndicaliste. 

Mais "ça reste des primes, et nous voulons du pérenne". C'est-à-dire des augmentations de salaires, tout simplement. D'autant que, selon lui, "de nombreux journalistes sont scotchés tout en bas de la grille salariale depuis 15 ou 20 ans". La faute à un système qui rendrait "impossible de voir son indice progresser sans rentrer dans la hiérarchie". Hors, "un bon journaliste ne fait pas forcément un bon manager". 

Cahier de doléances

Une nouvelle assemblée générale est prévue ce jeudi 24 novembre à 14h. Devrait y être mis en place un cahier de doléances, pour recueillir toutes les revendications plus profondes des salariés, au-delà de la question salariale. Selon Hugues Le Guellec, "la grève a fait remonter un certain nombre de problèmes sous-jacents" au sein de l'entreprise. Que ce soit "de la souffrance au travail, des efforts demandés depuis des années comme le passage au "web first" et au nouveau système éditorial, ou les relations pas toujours très bonnes avec les managers", ajoute-t-il. 

Contacté par France 3, le président du directoire de La Nouvelle République, Olivier Saint-Cricq, n'a pas souhaité s'exprimer. 

Avec Benoît Bruère.

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