A Tours, les éboueurs en grève manifestent pour leurs congés et leur salaire

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Depuis le 10 mai, les éboueurs en grève ont bloqué les dépôts dans la Métropole de Tours. Ce jeudi 12 mai, ils étaient 300 selon la police à manifester dans les rues de la ville, où les sacs poubelles s'entassent.

La grève, selon les syndicats, est partie pour durer. Depuis le 10 mai, des éboueurs, parmi lesquels des agents municipaux, métropolitains et des fonctionnaires territoriaux, ont arrêté de travailler et bloqué les dépôts, empêchant les camions-bennes de circuler. Ils rejoignent une grève plus générale du personnel municipal, entamée le 5 mai.

Une grève pour les congés et le pouvoir d'achat

La cause de ces grèves est une loi de 2019, qui impose depuis le 1er janvier 2022 la suppression d'un à cinq jours de congés par an, liés à l'ancienneté. Dans la foulée, et dans un contexte d'inflation galopante, les syndicats, parmi lesquels la CGT et FO, demandent une augmentation de salaire de 300 euros par mois et une prime annuelle de 1500 euros.

Pour appuyer ces revendications, ils étaient environ 300 selon les forces de l'ordre à manifester dans les rues de Tours ce 12 mai en début d'après-midi. Entre-temps, la Métropole a fait appel "ponctuellement" à un prestataire extérieur pour dégager les ordures, qui s'entassent dans certaines rues.

La Métropole de Tours se dit par ailleurs "ouverte au dialogue" et a organisé plusieurs rencontre avec les représentants du personnel. Si, sur les revendications salariales, elle indique que ce n'est "pas de son ressort", des "mesures compensatoires" sont néanmoins envisagées pour les congés d'ancienneté. Pour l'instant, le bras de fer se poursuit.