Indre-et-Loire : et si vous aviez du glyphosate dans vos urines ?

Publié le Mis à jour le
Écrit par MT

Lancée en 2018, la "Campagne glyphosate" qui consiste à faire analyser ses urines pour savoir combien elles contiennent de traces de désherbant chimique, prend de l'ampleur. En France, 700 personnes ont été testées. Après le Loiret, c'est au tour de l'Indre-et-Loire, à la fin mars.

C'est un collectif de citoyens ariégeois, qui a lancé cette campagne en 2018, avec comme slogan : " j'ai des pesticides dans mes urines ! Et toi ? ". La plupart d'entre eux, lorsqu'ils auront reçu les résultats de leurs analyses, ont déposé plainte au pôle Santé du Tribunal de grande instance de Paris, qui centralise les plaintes. En France, la loi interdit l'usage de l'herbicide dans les jardins et les espaces publics, mais pas encore dans l'agriculture.

L'Indre-et-Loire et L'Eure-et-Loir, mal placés 

Le Loiret a déjà effectué ses tests en février, désormais, c'est le tour de l'Indre-et-Loire, un département champion dans la consommation puisqu'il figure en 27ème position, derrière l'Eure-et-Loir 24ème, selon la carte des ventes de glyphosate . 

 




Pour l'instant, 55 départements et bientôt dans 75, en France et outre-mer ont effectué des tests. Des députés de tous partis se sont joints aux citoyens, car la norme européenne pour l'eau potable est systématiquement dépassée. L'objectif qui était d'alerter est désormais atteint. Dorénavant, les organisateurs aimeraient le retrait du marché du glyphosate et une agriculture sans pesticide chimique.

 

 100% des tests des 692 échantillons, positifs !

 

C'est grâce aux plaintes "pour mise en danger de la vie d'autrui, tromperie aggravée et atteinte à l'environnement" qu'une pression sera faite. Tous les volontaires urineront dans des éprouvettes sous le contrôle de deux huissiers. Les participants rempliront un questionnaire très complet sur leur alimentation, leur environnement, leurs habitudes et leur mode de vie pour aider les scientifiques et les médecins à mieux comprendre les mécanismes de la contamination au glyphosate dont toutes les causes ne sont pas encore connues.

 

85 euros l'analyse

Les analyses coûtent 85 euros (Un prix que les référents de "la campagne glyphosate" souhaitent faire baisser). Attention, les plaintes sont individuelles même si l'action est collective. Pour plus de renseignements, une réunion publique est prévue salle du Champ-Girault à Tours le mardi 26 mars.

  

 
Tous les jours, recevez l’actualité de votre région par newsletter.
France Télévisions utilise votre adresse e-mail pour vous envoyer la newsletter de votre région. Vous pouvez vous désabonner à tout moment via le lien en bas de ces newsletters. Notre politique de confidentialité