Municipales 2020 : à Tours, les élus communistes veulent davantage de respect

Pierre Texier et Josette Blanchet, conseillers municipaux communistes à Tours, membre du groupe « Tours à gauche », ont présenté le 3 février un bilan de leur activité pendant la mandature 2014-2020. L’occasion, aussi, d’évoquer les élections à venir et le positionnement du PCF.
Quel avenir pour le PCF tourangeau ?  Pour Pierre Texier et Josette Blanchet, conseillers municipaux communistes, le bilan n'est pas tout rose ce 3 février. Les deux élus d’opposition ont tout d’abord évoqué les 3 années "d'expectative" sous le mandat de Serge Babary, puis son départ pour le Sénat, lui qui "avait promis d’être maire à 100%" et enfin l’arrivée de Christophe Bouchet, alors qu’il aurait fallu selon eux "organiser de nouvelles élections".

 

La Métropole, un "glissement technocratique"

Ils ont également rappelé leur attachement à la défense et la promotion des services publics (restauration collective, gestion du stationnement en ville ou suppressions d’emplois dans les associations en charge de l’animation périscolaire). Et se sont battus aussi pour le maintien du foyer Albert Thomas, se disant "très actifs pour trouver une solution permettant de pérenniser ce lieu d’accueil".

Sur la politique en faveur du vélo, les deux conseillers municipaux parlent "d'immobilisme", sur l’aménagement des Halles, de "flou artistique assez alarmant". Ils dénoncent aussi le "glissement technocratique qu’a constitué la création de la Métropole", avec une dépossession des conseils municipaux au profit des maires.

 

Une manque de "respect" de la part d'Emmanuel Denis

Dans les élections à venir Pierre Texier (4 mandats successifs) et Josette Blanchet (3 mandats) ne seront plus candidats. Mais ils estiment que la "place qui est proposée aux communistes n’est pas respectueuse". Ils font ainsi allusion à la liste "Pour demain, Tours 2020", conduite par Emmanuel Denis, où une seule place éligible leur est proposée. Eux souhaitaient "deux élus pour 4 candidats dont un issu de la société civile".

Les deux conseillers rappellent que le Parti Communiste a beaucoup travaillé au rassemblement de la gauche à Tours en accueillant les négociations pour définir une base programmatique commune. Mais "on est retombé dans les travers de la vieille politique dès qu’il s’est agi de constituer une liste".

Ce sont donc les militants communistes de Tours qui vont voter jeudi 6 février pour dire s’ils acceptent de rallier la liste d’Emmanuel Denis. Et en cas de refus, Pierre Texier n’exclue pas de trouver un accord avec une autre liste de gauche.
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