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Pillage du Fouquet's : les deux gilets jaunes d'Indre-et-Loire libérés pour vice de forme

Une banderole "Nous exigeons l'arrêt des poursuites..." lors de la manifestation du samedi 23 mars, à Tours. / © François-Xavier Mauffrey / France 3 CVDL
Une banderole "Nous exigeons l'arrêt des poursuites..." lors de la manifestation du samedi 23 mars, à Tours. / © François-Xavier Mauffrey / France 3 CVDL

Ambre et Franck ont été relâchés peu après l'ouverture de leur procès en comparution immédiate. Le parquet conserve la possibilité de poursuivre à nouveau les deux mis en cause. 

Par Avec AFP

Ambre, gilet jaune d'Indre-et-Loire, et son coreligionnaire Franck, ont été relâchés samedi 23 mars peu après l'ouverture de leur procès en comparution immédiate. Leur avocat, maître Arié Halimi, a en effet plaidé la nullité de la procédure, et a obtenu gain de cause. 

Interpellés jeudi matin, et placés en garde-à-vue, les deux gilets jaunes sont soupçonnés d'avoir participé au pillage du restaurant de luxe le Fouquet's, mis à sac par des casseurs lors de l'acte XVIII du mouvement. 
 

L'avocat mis de côté durant la garde-à-vue


"Concernant Madame, le tribunal constate la nullité du procès-verbal de comparution immédiate car l'avocat n'a pas pu faire valoir toutes ses observations" pendant la garde à vue, a confirmé le président du tribunal de Paris.

Même constat de nullité pour Franck, cette fois en raison de son état de santé. Atteint de narcolepsie, il n'avait pas pu avoir accès à ses médicaments depuis la matinée du samedi. Il a été estimé qu'il n'était pas en mesure de saisir les enjeux de la procédure engagée contre lui. 
 

Des "moyens disproportionnés"


"Je suis heureux que le tribunal rétablisse quelque chose qui était complètement rocambolesque", s'est félicité Me Halimi, dénonçant des "moyens disproportionnés" mis en oeuvre dans cette procédure, comme une géolocalisation en temps réel de la téléphonie de sa cliente. Sur le fond du dossier, Me Halimi a contesté formellement les accusations de vol. 

Le fond de l'affaire n'ayant pas été discuté, le parquet conserve la possibilité de poursuivre à nouveau les deux militants.
 

Une manifestation de soutien


Hier, 200 personnes s'étaient réunies à Tours pour soutenir les deux mis en cause. "Derrière les barreaux se retrouvent une femme, aide-soignante, un artisan, un employé, et d'autres bientôt convoqués, investis dans un mouvement populaire (...) Nous exigeons l'arrêt des poursuites judiciaires et la libération, immédiate et sans condition, des gilets jaunes" ont déclaré les manifestants, réunis derrière un communiqué de groupe.

Une nouvelle forte mobilisation régionale pourrait avoir lieu pour l'acte XX, le 30 mars. 
 
Reportage de Dominique Pouget et Camille Saiseau
 

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