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Route du rhum : la course est partie pour Laurent Jubert le tourangeau

© Laurent Jubert
© Laurent Jubert

Après des mois de préparation, c'est enfin parti pour Laurent Jubert. Hier, il a passé la ligne de départ de la route du Rhum avec les 122 autres concurrents. Sa goélette, Renaissance, a été entièrement remaniée pour lui permettre de naviguer seul. Voilà une belle aventure qui commence !

Par Cyril Dudon

Pour le quarantième anniversaire de la Route du Rhum, l’ambiance était au rendez-vous sur les pontons. Laurent Jubert s’est élancé hier de Saint-Malo avec les 122 autres concurrents, destination Pointe-à-Pitre. Ce midi, sur sa goélette " La Renaissance ", alors qu’il était au large de Roscoff, il nous a accordé une interview téléphonique : " Hier, dimanche, cela c’est super bien passé. J’avais installé des tuyaux flexibles dans la mâture pour, grâce à des fumigènes, faire « fumer » mon bateau. Le bateau a donc lui aussi fumé sa dernière cigarette, juste avant le départ, et j’espère qu’à terre beaucoup suivront son exemple ". Kiné à Tours et cogérant de l’Espace du Souffle – une structure qui accompagne l’arrêt du tabac et aide les patients à retrouver du souffle – Laurent a souhaité profiter du départ de cette course, qui coïncidait avec le mois sans tabac, pour inciter chacun à stopper la cigarette. Avec son équipe, il a mis en place un site web, "le Souffle court", qui relate son aventure.

Deux fortes dépressions attendues sur la Bretagne


"Cette première nuit en mer a été assez facile, sauf entre 2 et 5 h du matin. Là, il y avait à peine force 2 et un léger vent arrière qui m’a obligé à empanner en permanence. "
Deux coups de tabac consécutifs sont attendus dès ce soir et Laurent a donc décidé de se mettre à l’abri dans la ria de l’Aber-Wrac’h, au nord-ouest du Finistère : " Je m’arrête dans un bras de mer, pour laisser passer le mauvais temps. On attend 8 mètres de creux, c’est une mer énorme avec des rafales de vent pouvant atteindre 55 nœuds ". Laurent va rester ainsi à l’abri jusqu’à vendredi au moins. Plusieurs skippers seront au port comme lui, le temps de laisser passer ce mauvais grain : " Avec ce stop, je vais sans doute retrouver des concurrents, car peu de bateaux de ma catégorie – les " rhum mono " - sont passés. Pour rentrer au port, je peux déplomber le moteur. C’est prévu par la Direction de la course. Pour passer le temps j’ai des bouquins comme : " la sobriété heureuse » de Pierre Rabhi ou " le temps est assassin " de Michel Bussi". 
© Laurent Jubert - novembre 2018
© Laurent Jubert - novembre 2018


Une course à son rythme : Un mois pour atteindre Point-à-Pitre

Le temps étant assez calme aujourd'hui, Laurent en a profité pour donner des nouvelles à sa famille. Laurent Jubert a six enfants et ils étaient, bien sûr, tous à Saint-Malo ce week-end pour encourager leur père et assister au départ. Ce matin, il les a appelés juste avant la classe : " C’était la rentrée, ils sont retournés sur Tours, car ils avaient cours aujourd'hui. Ils ont pleins de souvenirs, mais ils sont fatigués ". Après sa pause forcée, Laurent Jubert espère bien repartir vendredi au plus tard : " Une fois que les 2 dépressions seront passées, s’il y a force 6 ou 7 c’est bon pour moi, mais là avec ce coup de vent, c’est la mer et les déferlantes qui sont mauvaises pour ce bateau. Ce bateau n’a jamais navigué avec plus de 6 m de creux ... Moi, mon objectif, c’est d’arriver à Pointe-à-Pitre entier et avec le bateau. J’ai le temps, je ne fais pas la même course que les autres, j’ai pris 40 jours de vivre ". Et en effet ce n'est pas la même course car les Ultimes, eux, c'est trimarans de 32 mètres de long qui atteignent des pointes à 45 noeuds, pourraient arriver dans moins de 7 jours ... 


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