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Jean-Claude Romand fixé sur sa libération conditionnelle ce 8 février

Jean-Claude Romand lors du premier jour de son procès, le 25 juin 1996, à Bourg-en-Bresse (Ain). / © Philippe DESMAZES / AFP
Jean-Claude Romand lors du premier jour de son procès, le 25 juin 1996, à Bourg-en-Bresse (Ain). / © Philippe DESMAZES / AFP

Incarcéré à Saint-Maur, près de Châteauroux dans l'Indre, le faux "Docteur" Romand sera fixé sur son sort ce vendredi, après plusieurs reports. Les parties civiles et le parquet s'opposent à sa libération. 

Par France 3 Centre-Val de Loire (avec AFP)

Jean-Claude Romand va-t-il sortir de prison, après 26 ans derrière les barreaux ? Après plusieurs reports, celui qui avait assassiné 5 membres de sa famille saura ce vendredi si sa demande de libération conditionnelle, déposée en septembre, a abouti. 

Une audience s'est tenue la semaine dernière à la prison de Saint-Maur, près de Châteauroux, où M. Romand est détenu. Selon son avocat, cette audience a été "fructueuse et intéressante", et "a permis de vérifier certaines petites questions et de consolider le dossier"
 

Une première audience avait eu lieu en novembre, mais la décision avait été reportée en raison de l'apparition "de nouvelles pièces, de nature à influer sur la décision du tribunal", communiquées par l'administration pénitentiaire.
 

La famille des victimes s'y oppose


En novembre, les parties civiles et le parquet s'étaient dits opposés à cette libération. "Les parties civiles n'ont pas changé de position depuis le mois de novembre et le parquet est également opposé en l'état à cette libération", a déclaré jeudi à l'AFP Me Laure Moureu, avocate des deux frères de Florence Romand, l'épouse assassinée, à l'issue de l'audience. Elle a ajouté que ses clients sont dans l'"anxiété et l'attente".

En cas de décision favorable, le tribunal d'application des peines devra décider s'il lui accorde une libération conditionnelle avec ou sans bracelet électronique, ou s'il s'agit d'une semi-liberté qui l'autorise à travailler à l'extérieur de la prison, mais l'oblige à y revenir le soir pour y dormir. Mais pour Me Moureu, "le dossier ne permet pas d'envisager sérieusement la libération de Jean-Claude Romand".
           

L'affaire Romand, feuilleton judiciaire français


Condamné en 1996 à la détention à perpétuité pour l'assassinat de sa femme, de leurs deux enfants et de ses parents en 1993, Jean-Claude Romand a passé 26 ans en détention, bien au-delà de la période de sûreté de 22 ans qui lui avait été imposée.

Après avoir caché à ses proches son échec en faculté de médecine, Jean-Claude Romand va mentir pendant des années à son entourage. Marié et père de deux enfants, il se dit médecin, chercheur à l'Organisation mondiale de la santé (OMS) à Genève, et fait vivre sa famille en escroquant parents et amis, prétendant placer leurs économies en Suisse.
 

Acculé par ses débiteurs, sur le point d'être découvert, le faux médecin "craque" au matin du 9 janvier 1993. Il tue sa femme avec un rouleau à pâtisserie, puis sa fille de sept ans et son fils de cinq ans, en leur tirant dans le dos avec une carabine. Il prend ensuite la route et va ensuite tuer ses parents, qui vivent dans le Jura, de plusieurs balles dans le dos.

Le lendemain, il revient à son domicile et avale des barbituriques avant d'incendier la maison. Il sera retrouvé encore vivant par les pompiers.

La libération conditionnelle est une mesure d'aménagement de peine visant à la réinsertion et à la prévention de la récidive. Tout détenu a le droit de la solliciter dès qu'il a effectué une peine dite "de sûreté".

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