Une maladie mortelle pour les chevaux, la rhinopneumonie, sévit dans l'Indre

Image d'illustration / © Rubén Figueroa/MaxPPP
Image d'illustration / © Rubén Figueroa/MaxPPP

Dans l'Indre, le monde équestre fait face à la propagation d'une maladie mortelle pour les chevaux : la rhinopneumonie. Trois chevaux en ont été victimes à Châteauroux en 1 an et un cas de porteur sain a été détecté à Argenton.

Par C. Lacroix avec FM

Depuis la mort de trois chevaux et la découverte d'un cas de porteur sain de rhinopneumonie dans l'Indre, le comité départemental équestre a suspendu les manifestations sportives prévues en Décembre, car seul le confinement peut enrayer la propagation éventuelle de cette maladie mortelle. La rhinopneumonie est la cause virale la plus importante d'infection respiratoire chez les poulains.

Au centre équestre de Ruffec, les chevaux sont aux écuries. Ils ne sortiront pas des limites de la propriété avant l'année prochaine. Une discipline nécessaire pour éviter tout risque à ces animaux. Le Directeur et  Président du comité départemental équestre, recommande vivement à tous les propriétaires de chevaux de faire de même.

Tout le monde a bien compris rapidement qu'il fallait rester chez soi, prendre des précautions, ne pas se déplacer et si on se déplace, il faut avoir des précautions élémentaires en amont. C'est-à-dire qu'il faut se désinfecter, désinfecter les camions etc. de manière à ce qu'il n'y ai pas de propagation de la maladie, explique Philippe Macé Président du Comité. 

Même si elle est mortelle la rhinopeumonie ne fait pas partie des maladies réglementées, car elle n'est pas transmissible à l'homme. Ce sont donc les propriétaires qui doivent décider de la conduite à tenir pour protéger au mieux leurs animaux. Certains ont choisi la vaccination, qui existe, mais n'est pas très répandue.

"On estime qu'il y a entre 25 et 30 % des chevaux qui sont vaccinés, explique Jean-Jacques Roy, vétérinaire à St Gaultier. Alors que pour avoir une bonne protection contre une maladie, il faut être au moins à 80, 90 % de vaccination. Jean-Jacques Roy est le vétérinaire qui a diagnostiqué la maladie. Spécialiste des chevaux depuis trente-trois, il n'a que peu eu affaire à cette maladie.
"Forcément un épisode comme ça avec trois morts en très peu de temps, ça inquiète, ça fait réfléchir mais ce n'est pas la cause numéro de mortalité dans le monde du cheval aujourd'hui, tente de rassurer le vétérinaire. 
Un cheval peut être porteur sain et contaminer ses congénères. C'est pourquoi lui aussi recommande le confinement comme meilleur moyen de protection. En espérant avoir enrayé définitivement la progression du virus.


Reportage ► C. Lacroix et P. Roy

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