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Le rappeur Orelsan défend sa liberté de création

© France 3 Centre
© France 3 Centre

Par Ch.L

Jugé pour "provocation au crime" pour la diffusion de son clip "Sale pute", le chanteur de 29 ans a expliqué au tribunal correctionnel de Paris que le texte de sa chanson ne contenait " aucune provocation, ni aucune incitation " à agresser les femmes.

L'association Ni Putes Ni Soumises (NPNS), qui défend notamment les filles des quartiers populaires contre la violence et le machisme, n'est pas de cet avis. L'association est à l'origine des poursuites engagées contre le rappeur.

" Pour nous cette chanson est vraiment un appel à la haine ", s'émeut la présidente de NPNS, Asma Guénifi. " Une femme meurt tous les trois jours sous les coups de son  compagnon et ça, ce n'est pas fictif ", renchérit son avocate, Me Samia Megouche, pour laquelle "on ne peut laisser dire tout et n'importe quoi ".

" Certes ", concède l'artiste originaire de Caen, qui a raflé deux prix aux dernières Révélations de la musique, " le texte est très violent, mais il n'y a aucune image de violence, je n'ai pas été plus loin que n'importe quelle série sur TF1 où il y  a un meurtre direct ".          

A la suite de ces échanges, le procureur du parquet de Paris, Aurore Chauvelot, semble avoir penché en faveur d'Orelsan en estimant que les femmes battues n'étaient  " pas victimes des propos d'un chanteur qui s'exprime dans le cadre de sa liberté d'expression artistique". Et de citer Baudelaire ou Nabokov, eux-mêmes controversés à leur époque. Avant de demander la relaxe. Décision le 12 juin.


Le clip 

On y voit un jeune homme qui se saoule, chez lui ou sur la plage, après avoir découvert que sa copine le trompe. Entre colère et amertume, il la menace, en termes très crus, de toute une série de sévices comme de l'"avorter à l'opinel". Accablé, le garçon oscille entre des "Je t'aimais" et des propos très violents.

En 2009, « sale pute » avait créée la polémique au Printemps de Bourges. Des associations féministes comme les chiennes de garde avaient lancé un appel au boycott du concert d’Orelsan. Ce qui avait eu pour conséquence le retrait d’une partie du financement du conseil régional du Centre. Les organisateurs avaient décidé de maintenir son concert (durant lequel, toutefois, le rappeur s'était engagé à ne plus interpréter le morceau polémique)



>> Orelsan est à Orléans le jeudi 10 mai.
Son concert à l'Astrolable affiche complet depuis plusieurs semaines


videoOrelsan au Printemps de Bourges 2012 à voir ici

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