Les collectivités, victimes d'emprunts toxiques

© AFP/ONLY FRANCE/STEPHANE FRANCES
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5.500 collectivités locales et établissements publics ont souscrit des emprunts toxiques

Par FTV avec agences

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Montoire (41), victime des emprunts toxiques

Victime des emprunts toxiques, la ville de Montoire voit ses finances dans le rouge et ne sait plus comment sortir d'une situation dans laquelle les a mis Dexia, la banque publique des collectivités locales.

Selon Libération, " Un fichier confidentiel de Dexia crédit local (DCL) recense " ces victimes " qui ont souscrit les fameux 'prêts toxiques' entre 1995 et 2009 ."  

" Le surcoût de ces emprunts était évalué à 3,9 milliards d'euros à la fin 2009 ". 



25 milliards d'euros ont été distribués par DCL à ses clients entre 1995 et 2009", selon la même source.   

Le document de Dexia  " montre que tout le monde est concerné : collectivités de droite comme de gauche, grandes communautés urbaines comme petites villes ".

Le mécanisme de ces emprunts toxiques était de monter un emprunt ayant une part fixe et une part à taux variable " qui est par exemple indexée sur la parité euro-franc suisse ".  "Avec la crise de l'été ... à cause de la hausse du franc suisse,  de nombreuses communes ont vu leur taux d'intérêt passer à 10 ou 15%", écrit-il.

Beaucoup de ces emprunts courrent jusqu'à 2025 ou 2030.


En région Centre, les villes concernées sont nombreuses. Selon Libération, ce sont les communes de Lôches en Indre-et-Loire et de Montoire dans le Loir-et-Cher qui seraient les plus menacées par les prêts toxiques de Dexia. La hausse des taux d'intérêt  aurait engendré des surcoûts d'emprunt de 49,18% pour Lôches et de 55, 87% pour Montoire.

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Pour ces villes, tombées dans ce piège financier, la solution consiste à essayer de rénégocier les prêts, au cas par cas, en s'adjoignant le concours de spécialistes. Certains contrats peuvent recéler des irrégularités. Parfois, les consultants, peuvent être aidés par des équipes de Dexia qui savent que leur intérêt est de corriger une mauvaise image.  

Libération conclut que " ces emprunts toxiques n'ont pas fini de pourrir la vie des collectivités. Et des contribuables, sur qui pèse une double menace: l'augmentation des impôts locaux et un déficit de services publics ". 

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