La flambée des prix de l’énergie dans les transports et les lycées fait exploser le budget de la Région

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Écrit par Etienne Merle .

La hausse des prix de l'énergie frappe les lycées et les transports du Centre-Val de Loire. Un surcoût de plusieurs dizaines de millions d'euros pour le Conseil régional. François Bonneau, son président, en appelle à "la solidarité" l'État.

L’hiver s’annonce rude pour le Conseil régional du Centre-Val de Loire. La hausse des prix de l’énergie impacte directement la collectivité. En cause, notamment, les lycées et les transports qui consomment beaucoup de gaz et électricité.

En Indre-et-Loire, par exemple, l’agrocampus de Tours Fondettes voit sa facture de gaz, s’envoler : +60 % cette année. "C’est notre principale source énergétique pour le chauffage et l’eau chaude sanitaire. On attend une augmentation équivalente sur l’année prochaine. Forcément, ça vient impacter de manière importante le budget de fonctionnement de l’établissement ", s’inquiète Jean-Pierre Genet, le directeur.

Mais malgré ces efforts, la facture sera quand même salée. Les coûts de l’énergie vont atteindre 15 % du budget de l’établissement contre 10 % l’an passé. Dans le Centre-Val de Loire, les coûts supplémentaires sont estimés à six millions d’euros, selon la Région.

Entre 20 et 30 millions d'euros de surcoûts pour les transports 

Et les lycées ne sont pas les seuls touchés par ces hausses. Dans les transports aussi, les chiffres donnent le tournis : les surcoûts énergétiques sont estimés entre 20 et 30 millions d’euros d’après la Région qui promet de ne pas augmenter les prix des billets.

La Région Centre n'est pas en capacité de financer d'elle-même un surcoût de cette nature

François Bonneau, président PS de la Région Centre-Val de Loire

Une situation intenable pour le vice-président chargé des mobilités à la Région, Philippe Fournié, qui en appelle à l’État : " Si les surcoûts deviennent extrêmement importants, il faudra qu’il y ait une négociation au niveau national avec le gouvernement et l’ensemble des régions pour que ça puisse être supportable dans la durée."

Un baisse des investissements 

Comment la Région va t-elle encaisser de telles envolés ? Invité sur le plateau du 19./20 le 27 septembre dernier, François Bonneau, le président PS de la Région reconnaissait qu'il faudra "serrer"  le budget : "Six millions d'euros cette année, c'est considérable. Ce sont des choses que nous n'allons pour pouvoir faire en terme d'investissement.

Comme son vice-président aux mobilités, François Bonneau s'en remet à "la solidarité" de l' État : "En 2023, les surcoûts du transport pourraient être de 50 millions d'euros si rien n'est fait. La Région Centre n'est pas en capacité de financer d'elle-même un surcoût de cette nature.

Reste à savoir si son appel sera entendu.

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