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Gilets jaunes : un syndicat de la centrale de Dampierre appelle à la grève générale

La centrale de Dampierre-en-Burly, où le syndicat Sud Energie appelle à la grève générale. / © REPUBLIQUE DU CENTRE/MAXPPP
La centrale de Dampierre-en-Burly, où le syndicat Sud Energie appelle à la grève générale. / © REPUBLIQUE DU CENTRE/MAXPPP

Retour de la retraite à 60 ans, baisse des taxes sur l'énergie... Le syndicat Sud Energie encourage à la grève générale à la centrale nucléaire de Dampierre-en-Burly, dans la lignée du mouvement des Gilets jaunes. 

Par Yacha Hajzler

Centrale nucléaire à l'arrêt ? On n'arrête les fantasmes ! Le syndicat Sud Energie a appelé à la grève générale à la centrale nucléaire de Dampierre-en-Burly à partir du 5 février. Une grève "citoyenne" plus qu'un "coup d'arrêt financier", et qui répond au mouvement des gilets jaunes, explique Jérôme Schmitt, responsable syndical. 
 

Gilets jaunes, Sud Energie : même combat


Retour à la retraite à 60 ans, indexation du salaire sur l'inflation, fin du recours aux travailleurs détachés, baisse des taxes sur les prix de l'énergie... Beaucoup de revendications sont communes aux deux mouvements de protestation.

"La baisse des taxes sur l’énergie, on en parle depuis pas mal d’années, nous", constate le leader syndical. On est favorable à ce que les besoins énergétiques de base soient quasiment gratuits, et qu’il y ait un tarif progressif en fonction des utilisations. Par exemple, un kwh pour chauffer une piscine, ça devrait être beaucoup plus cher qu’un kwh pour chauffer sa famille."

En plus de revendications communes, les deux mouvement s'adressent à la même entité : l'Etat. "Notre vrai patron c’est l’’Etat. Il intervient en permanence dans le fonctionnement d’EDF. Le vrai patron, c'est un politicien, pas un directeur d'entreprise."
 

Dans le nucléaire, des grèves pas comme les autres


"On n’a pas vraiment de droit de grève au sens où on l’entend normalement. Chez nous, les salariés en grève, ils sont au boulot, et payés 20% de leur salaire pour certains, mais à travailler comme tous les jours" détaille-t-il.

Dans une centrale, où la sécurité du site dépend de la présence des employés, les seuls moments où il est possible d'exercer une pression financière, ce sont les grèves lors des "arrêts de tranche". "C'est le moment où l'usine s'arrête de produire, et où on ouvre le réacteur pour le recharger et effectuer des opérations de maintenance. Depuis le mois de septembre, il y un gros mouvement social en cours dans le nucléaire, et il y a eu des grèves à l’arrêt et au redémarrage" affirme Jérôme Schmitt.

Cette fois-ci, la grève fait plutôt figure d'option pour les employés qui souhaiteraient suivre le mouvement des gilets jaunes. "On est dans une entreprise où, s’il n’y a pas de préavis de grève, les salariés ne peuvent pas s’exprimer par ce biais. On considère que c’est aussi de notre responsabilité de la proposer aux salariés, pour qu’ils puissent se déterminer librement."
 

Une grève suivie ?


Impossible encore de dire à quel point la grève sera suivie. Sud Energie n'est pas le syndicat majoritaire à la central de Dampierre-en-Burly. La CGT, qui occupe cette place, n'a pas encore communiqué ses positions sur cet appel à la grève.

Si, dans les centrales de Saint-Laurent et Chinon, Sud Energie n'est pas ou peu représentée, Jérôme Schmitt attend en revanche la décision de la centrale de Belleville.

Contactée, la centrale de Dampierre a expliqué n'avoir pas pour habitude de commenter les mouvements de grève. Elle assure simplement que, "en cas de grève, toutes les activités qui participent au maintien de l’état de sûreté nucléaire des installations doivent être assurées normalement, en toute circonstance, et dans le respect de règles générales d’exploitation."
 

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