Loiret : un "black bloc" condamné à 10 mois de prison dont 6 mois ferme

Un gilet jaune avec une tenue de "black bloc" dans sa voiture a été interpellé ce samedi à Bou dans le Loiret. Il était jugé ce lundi au tribunal correctionnel pour détention d'armes et participation à une association de malfaiteurs en vue de commettre des violences et des dégradations.

Audience au tribunal correctionnel - Palais de justice d'Orléans
Audience au tribunal correctionnel - Palais de justice d'Orléans © Isabelle Racine - France 3 Centre-Val de Loire
Un individu a été interpellé ce samedi 23 mars à Bou dans le Loiret. Les gendarmes ont trouvé dans le coffre de sa voiture un attirail assez complet de black bloc : une batte de base-ball métallique, une fronde avec billes d'acier, un casque, masque à gaz, des bouchons à oreilles ainsi qu'une tenue vestimentaire noire.

Il a dit aux gendarmes qu'il voulait se rendre au Mans (Sarthe) pour participer à la manifestation des gilets jaunes. Nicolas Bessone, le procureur de la République d'Orléans, nous a indiqué que "l'individu avait l'intention de participer à la manifestation pour commettre des violences et des dégradations. L'homme estime son action légitime et dit vouloir sauver la France par une révolution."
 

Il a été jugé ce lundi après-midi par le tribunal correctionnel d'Orléans pour "transport sans motif légitime d'arme blanche ou incapacitante de catégorie D (armes blanches) et participation à un groupe formé en vue de la préparatin de violences contre les personnes et de destruction ou dégradation de bines communs endate du 23 mars 2019. Les juges l'ont condamné à 10 mois de prison dont 6 mois fermes avec mandat de dépôt immédiat. Le mis en cause domira ce lundi soir en prison.
 
Salle d'audience - Tribunal correctionnel d'Orléans
Salle d'audience - Tribunal correctionnel d'Orléans © Alain Heudes - France 3 Centre-Val de Loire


L'individu est déjà connu des services de justice. Il est notamment poursuivi pour violence et dégradation lors de l'acte 2 des gilets jaunes le 24 novembre 2018. Il avait alors été placé sous contrôle judiciaire. Pour ces faits, il sera jugé en avril par le tribunal correctionnel de Paris.
 

 
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