Loiret : fin d'un dispositif d'aide aux femmes battues faute d'argent

Image d'illustration / © Maxppp
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Deux assistants sociaux formés à l'écoute des femmes battues ont perdu leur poste le 1er juillet faute de financements. 

Par Claire Courbet

La prefecture du Loiret a décidé de ne plus financer les deux assistants sociaux de l'Aidaphi, une association qui intervenait dans les commissariats et gendarmeries auprès de femmes battues. Le dispositif s'est arrêté le 1er juillet, faute de financement. 

Ces deux assistants sociaux pouvaient rencontrer les victimes avant ou après la plainte sur indication des gendarmes ou des policiers. Ils étaient financés par l'Etat sur la base d'une subvention du fonds interministériel de prévention de la délinquance. La préfecture n'a pas obtenu les fonds nécessaires à la poursuite de leur financement. En 2016, ils étaient venus en aide à 425 femmes dans le département.

L’Aidaphi condamne évidemment la fin des financements. Jean-Philippe Plaine, délégué CGT de la structure, nous a confié : « Ces plaignantes vont se retrouver dans un vide, elles n'auront plus un travailleur social formé spécifiquement à l'écoute des femmes victimes de violence et seront orientées vers des dispositifs tous publics ». 

Loiret : fin d'un dispositif d'aides aux femmes battues faute d'argent
Deux assistants sociaux formés à l'écoute des femmes battues ont perdu leur poste le 1er juillet faute de financements. Jean-Philippe Plaine, délégué CGT de l'association qui les financait réagit.  - France 3 Centre-Val de Loire

Mais tout n'est peut-être pas perdu. Dans un communiqué publié aujourd'hui, vendredi 7 juillet, la préfecture du Loiret qui se dit « préoccupée », assure « s'efforcer d'obtenir un abondement de crédits et a pour cela officiellement saisi Madame la Secrétaire générale du Comité interministériel de prévention de la délinquance. » Sa réponse est attendue en fin de semaine prochaine, soit à la mi-juillet. 

Sur les réseaux sociaux, les internautes partagent leur désarroi et leur colère. 




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