Cyclisme : le procureur de Montargis ouvre une enquête pour harcèlement sexuel contre l'ancien manager de Marion Sicot

Une enquête a été ouverte pour harcèlement sexuel après la plainte de la cycliste Marion Sicot à l'encontre de son manager Marc Bracke, a annoncé le 23 juillet le procureur de la République de Montargis, Loïc Abrial.

Marion Sicot, originaire du Loiret, avait témoigné dans un reportage de Stade 2.
Marion Sicot, originaire du Loiret, avait témoigné dans un reportage de Stade 2. © France Télévisions.
Après une plainte pour harcèlement sexuel de la cycliste, le procureur de la République de Montargis a annoncé une enquête à l'encontre de son ancien manager. Cette dernière a été confiée à la section de recherche d'Orléans, a précisé le magistrat.

La jeune femme âgée de 28 ans avait déposé plainte mi-mai auprès du parquet d'Orléans, qui avait transféré l'affaire au parquet de Montargis, dans le ressort territorial du domicile de la coureuse.
 

Des photos en sous-vêtements au prétexte de contrôler son poids

La cycliste, qui avait intégré l'équipe belge Doltcini-Van Eyck Sport pour la saison 2018, est suspendue provisoirement depuis qu'elle a été contrôlée positive à l'EPO le 27 juin 2019 aux Championnats de France.

Après avoir d'abord clamé son innocence, Sicot avait reconnu en mars, dans un reportage de l'émission hebdomadaire Stade 2, sur France Télévisions,
avoir commandé de l'EPO et s'être injecté le produit avant la course dans l'espoir de faire une performance et regagner la confiance de son manager.

Elle affirmait aussi qu'elle avait été mise à l'écart parce qu'elle avait décidé, au printemps 2019, d'arrêter d'envoyer à Marc Bracke des photos d'elle en sous-vêtements, comme il le lui avait demandé plusieurs fois depuis octobre 2018, au prétexte de contrôler son poids et sa forme physique.
 
Cyclisme : Marion Sicot, une femme sous l'emprise de son entraîneur


L'équipe belge avait réfuté toute intention sexuelle chez son directeur sportif, assurant qu'il avait cessé de réclamer ces envois de photos une fois qu'elle avait
retrouvé un poids "acceptable". Fin février, le quotidien Le Monde avait indiqué que la commission d'éthique de l'UCI avait ouvert une "procédure formelle" concernant la formation belge, à la suite de témoignages d'autres sportives de l'équipe.
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