"On tient mais c'est très tendu" : face à l’augmentation des cas de Covid-19, le CHR d’Orléans sur le qui-vive

Le nombre de malades du Covid-19 en réanimation ne cesse de croître en France. Le CHR d’Orléans n’est pas épargné et se prépare à cette seconde vague de contamination.

Le service de réanimation du CHR d'Orléans
Le service de réanimation du CHR d'Orléans © Flavien Texier / France Télévisions
Le nombre de patients en réanimation à cause du Covid-19 augmente rapidement au CHR d'Orléans. Ils étaient 19 mardi 20 octobre, contre 12 jeudi 15 octobre. Certaines précautions ont déjà été prises : "On a ouvert plus de lits de réanimation grâce à l’ensemble du personnel hospitaliers, on a doublé la présence médicale nocturne pour assurer l’arrivée de ces patients dans des conditions optimales" ... 

Pour l’instant, le nombre de lits et les effectifs sont suffisants pour prendre en charge les patients les plus graves, mais l’équipe soignante reste très inquiète quant à la suite des évènements. Si aujourd’hui "la situation est maîtrisée et contrôlée, on sait que la maladie s’aggrave qu’une dizaine de jours après la positivité du test PCR" nous explique le Dr Grégoire Muller, chef par intérim du service réanimation du CHR d’Orléans.

40 infirmières manquent à l'appel

Olivier Boyer, le directeur général du CHR d’Orléans, nous détaille les mesures déjà mises en place : "En cellule de crise, nous avons pris des dispositions de manière à déprogrammer des équipes de soignants, aussi bien en médecine qu’en chirurgie, afin de pouvoir les affecter dans les services concernés" tout en "préservant les congés du personnel pour les vacances de Toussaint".

Le CHR en appelle aujourd’hui aux cliniques et recherche activement du personnel, notamment à travers les réseaux sociaux, pour épauler les équipes déjà en service. Un peu moins de 40 infirmières et aides-soignants sont nécessaires pour faire face aux besoins, non seulement des patients atteints du Covid-19 , mais aussi ceux qui souffrent d’autres pathologies.

En famille, "nous ne sommes pas en sécurité"

"On a surtout besoin que la population fasse attention à ne pas transmettre le virus" rappelle le Dr Muller. L’équipe médicale est unanime : nous ne sommes pas en sécurité et il faut être très vigilant, notamment dans la sphère privée. Thierry Prazuck, chef de service des maladies infectieuses au CHR d’Orléans note qu’un "certain nombre de cas viennent de l’étranger et ont contaminé d’autres personnes lors de fêtes familiales où les gestes barrières sont rarement respectés".

Après ce sursaut du nombre de patients atteints du Covid-19, il demande à l’ensemble des habitants d’adopter "une attitude responsable concernant le port du masque et la solution hydroalcoolique" pour casser la chaine de contamination.

 

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