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Après la Jeanne d'Arc 2018, une adjointe d'Orléans victime de propos racistes

Béatrice Odunlami, adjointe au maire d'Orléans - octobre 2017 / © F3
Béatrice Odunlami, adjointe au maire d'Orléans - octobre 2017 / © F3

Béatrice Odunlami, adjointe au maire d'Orléans, a été visée par des propos racistes sur Internet après le choix d'une jeune fille métisse pour incarner Jeanne d'Arc lors des fêtes johanniques 2018 et a porté plainte pour incitation à la haine raciale. 

Par Ch.L avec AFP

L'élue, adjointe en charge de l'événementiel, a déposé plainte le 2 mars au commissariat, en son nom propre et au nom de la mairie, a indiqué le parquet d'Orléans. Une enquête a été ouverte à la sureté départementale pour déterminer l'origine de ces injures.  

Béatrice Odunlami --d'origine béninoise comme Mathilde Edyey Gamassou, choisie pour incarner Jeanne d'Arc--, a précisé avoir été attaquée
sur Twitter et divers sites internet qui l'accusent notamment d'être à l'origine d'un "complot franco-béninois" et la traitent de "négresse inféodée aux juifs". 
"J'ai apporté mon soutien à Mathilde, mais là, c'est moi qui suis directement visée", a relevé Béatrice Odunlami. Elle a souligné qu'elle ne fait pas partie du comité chargé de désigner chaque année la jeune fille qui incarnera Jeanne d'Arc.  

L'annonce, fin février, du choix d'une jeune métisse de 17 ans pour figurer Jeanne d'Arc avait déclenché un déferlement de haine de la droite identitaire sur les réseaux sociaux. Une enquête, distincte, a également été ouverte par le  procureur de la République d'Orléans.


Une autre plainte déposée par le site  Mag Centre

Le site d'informations orléanais Mag Centre a annoncé avoir déposé plainte pour l'utilisation frauduleuse d'un de ses visuels visible dans l'un des posts à caractère raciste. "Le détournement de la photo publiée dans Magcentre, montrant Béatrice Odunlami et Elie Chouraqui, illustrait un billet d’humeur signé GP (Gérard Poitou) dont le propos et le thème n’avaient bien évidemment aucun rapport, ni de près ni de loin, avec les assertions racistes et antisémites reprises par le site incriminé" précise le directeur de la publication Christian Bidault.  

Le 23 février, Marlène Schiappa, secrétaire d'État chargée de l'égalité femmes-hommes, s'était dit prête à aller "devant la justice pour protéger" la "jeune fille". En rappelant, en substance, que les incitations à la haine raciale étaient sanctionnées par six mois de prison et 22 500 euros d'amende. 

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