Coup de filet visant un trafic international de contrefaçon de parfums, 12 interpellations dans le Loiret

Un vaste trafic international de parfums et de maroquinerie contrefaits vient de connaître un coup d'arrêt avec l'interpellation cette semaine de 12 personnes, notamment dans le Loiret, et cinq d'entre elles ont été écrouées, a-t-on appris vendredi de source policière.

Au printemps, les enquêteurs remarquent des annonces sur Facebook et Marketplace "de personnes à Orléans proposant des parfums de toutes les grandes marques confectionnés en 33 ml", a expliqué à l'AFP une source policière de la Juridiction interrégionale spécialisée (JIRS), chargée de la criminalité organisée. L'enquête a permis de mettre au jour que les malfaiteurs faisaient ce "commerce en grande quantité", ne vendant pas en-dessous de cent flacons de parfum de grandes marques, comme Chanel N°5, J'adore de Dior ou La petite robe noire (Guerlain).

Des entrepôts, où étaient stockée la marchandise, ont été repérés à Aubervilliers, Saint-Ouen et Clichy, en Seine-Saint-Denis, avec des marchandises acheminées depuis la Turquie et la Bulgarie, par camion ou container. "Ils brassaient ces parfums en très grande quantité car ils étaient capables de faire des commandes de 250.000 euros d'un seul coup", note le policier, précisant que les produits étaient écoulés dans plusieurs régions françaises. Douze interpellations ont eu lieu cette semaine dans le Loiret, en région parisienne et dans le secteur de Clermont-Ferrand. Cinq personnes ont été placées en détention provisoire et quatre ont été placées sous contrôle judiciaire, avec des mises en examen notamment des chefs d'escroquerie en bande organisée et de blanchiment aggravé, selon la même source.

100 000 contrefaçons mis au jour

L'ensemble des perquisitions dans des boxes a permis de découvrir plus de 100.000 pièces de contrefaçon, "des parfums en très grande quantité mais aussi du textile comme des maillots de football et des articles de maroquinerie, comme des sacoches Louis Vuitton, pour un montant à la revente estimé à 1,8 million d'euros par les services douaniers".
L'enquête avait été placée sous l'égide du parquet d'Orléans puis d'un juge d'instruction du tribunal judiciaire d'Orléans.

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