Covid-19 : en Centre-Val de Loire, le pic épidémique semble être atteint dans les hôpitaux

Dans son point d'information du 20 novembre, l'Agence régionale de santé faisait état d'une baisse des hospitalisations des cas de Covid-19 en Centre-Val de Loire. Le nombre de malades en réanimation stagne, mais le pic épidémique est passé selon le chef du service d'infectiologie du CHR d'Orléans. 

Un malade du Covid-19 en réanimation au CHR d'Orléans, le 27 avril 2020.
Un malade du Covid-19 en réanimation au CHR d'Orléans, le 27 avril 2020. © Pascal Proust / MAXPPP
Les chiffres restent très élevés, mais les premiers indices d'un retournement de la courbe de l'épidémie de Covid-19 sont là. Vendredi 20 novembre, l'Agence régionale de santé (ARS) de Centre-Val de Loire détaillait l'évolution de la maladie dans la région. Une bonne nouvelle, le nombre d'hospitalisations pour Covid-19 était en baisse avec 39 patients de moins dans les hôpitaux que la journée précédente, soit 572 malades hospitalisés. 

Thierry Prazuck, le chef du service des maladies infectieuses du CHR d'Orléans, estime que le pic épidémique de la deuxième vague a été atteint dans notre région, comme au niveau national. "On a une baisse du nombre de patients hospitalisés au CHR d'Orléans. Je pense que le pic est passé il y a 10 jours. La situation est moins tendue pour nous, on reprend les activités hospitalières repoussées à cause du Covid", confie t-il. 
 


En réanimation, une décrue est espérée bientôt 

En revanche, dans son dernier bulletin d'information l'ARS faisait état d'un nombre stable de patients Covid-19 en réanimation avec même deux patients supplémentaires en soins intensifs entre le 19 novembre et 20 novembre, soit 163 personnes au total, dont 66 dans le Loiret le département le plus touché. "En réanimation, ça n'a pas baissé. Ce sont des malades qui mettent plus de temps en guérir donc c'est normal. On devrait bientôt constater une hausse des sorties", juge Thierry Prazuck.

Pour Christophe Lugnot, le directeur de cabinet de l'ARS, "les chiffres des  patients en réanimation font le yo-yo. On est sûrement pas loin du plus haut de l'épidémie, mais il faut encore attendre les chiffres de la semaine prochaine pour confirmer la tendance", avance t-il, prudent. 

Ces relatives bonnes nouvelles sur le front de l'épidémie ne doivent en aucun cas permettre de crier victoire trop vite selon les professionnels de santé. La circulation du virus est encore très active. Le taux de positivité des personnes testées s'élevait à 18,40% dans la métropole d'Orléans le 19 novembre, et à 13,20% à Tours. "On constate cependant une baisse du taux de positivité depuis plusieurs jours. C'est positif", conclut Christophe Lugnot. 
 
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