Mécénat : avec 90 dessins de Delaperche, le musée des Beaux-Arts d'Orléans enrichit notre patrimoine

Le musée des Beaux-Arts d'Orléans a parfaitement réussi sa premiére expérience de mécénat participatif (crowdfunding) avec l'acquisition de dessins de l'artiste Jean-marie Delaperche. 

Par Nathanael Lemaire

C'est la première fois que le musée des Beaux-Arts d'Orléans se lance dans l'aventure du financement participatif. C'est à l'occasion de la découverte de 90 dessins de l'artiste Orléanais que cette première campagne de mécénat a été mise en route.
Né en 1771 et décédé en 1843, l'artiste orléanais été peu connu. Le musée des Beaux-Arts a réussi à intégrer ces œuvres dans notre patrimoine grâce aux dons de 125 mécènes. des dons de 10 à 5000 euros. Les 31.000 euros ainsi réunis contribueront à financer les 100.000 euros nécessaires au total pour récupérer cette collection de dessins.

Jean-marie Delaperche
module - France 3 centre Val de Loire - Sophia Nitti


Jean-Marie Laperche est né à Orléans en 1771. Sa mère,
pastelliste, et son père, bonnetier mais dont l’activité va
jusqu’au commerce de produits pour artistes, lui donnent le
goût des arts. Orléans est alors une ville culturelle florissante
sous l’impulsion d’Aignan-Thomas Desfriches et de
Jean Bardin. Il suit à Paris l’enseignement de Jacques-Louis
David, comme son frère Constant qui s’oriente quant à lui
vers la sculpture, avant de partir continuer sa carrière en
Russie. Après l’incendie de Moscou en 1812, ses deux fils aînés sont enrôlés dans l’armée napoléonienne et meurent quelques
mois plus tard. Les frères Laperche retirent de ce triste destin une particule (ils s’appellent désormais Delaperche) et une rente
versée par la famille de Rohan-Chabot. Les trois ans qui suivent sont passés dans une production fiévreuse dont témoignent les
90 dessins proposés par la Galerie Chaptal, plus grand ensemble connu de cet artiste de génie au destin dramatique. Le nom
de Jean-Marie Delaperche était connu jusqu’ici par les érudits Orléanais, grâce à la littérature, et grâce à un somptueux dessin
acquis par le musée de l’Ermitage en 1941. Cet ensemble remet au jour l’œuvre fiévreuse de ce dessinateur orléanais qui s’impose
comme une des grandes mains de son temps, évoquant ses plus illustres compagnons de l’atelier de David, comme AnneLouis
Girodet-Trioson, autre grand artiste du Loiret né à peine quatre ans avant lui, avec des influences anglaises qui le rendent
absolument unique en son temps.


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