À Orléans, Marlène Schiappa présente la stratégie du gouvernement de prévention de la délinquance

La ministre déléguée à la Citoyenneté a visité le groupement de gendarmerie d'Orléans et des associations d'encadrement de jeunes, dans le cadre du lancement de la stratégie nationale de prévention de la délinquance ce vendredi 15 janvier. 

Marlène Schiappa au groupement de gendarmerie d'Orléans le 15 janvier 2021.
Marlène Schiappa au groupement de gendarmerie d'Orléans le 15 janvier 2021. © Agathe Tournoux/France 3 Centre-Val de Loire

Nouvelle visite gouvernementale dans le Loiret. Ce vendredi 15 janvier, la ministre déléguée auprès du ministre de l'Intérieur, Marlène Schiappa, s'est rendue à Orléans, pour y parler de délinquance et de violences sexistes.

Peu avant 10h, la ministre chargée de la Citoyenneté a visité le groupement de gendarmerie d'Orléans, et y a rendu hommage aux forces de l'ordre, "en première ligne pour protéger les victimes de violences conjugales". 

Mais le gros sujet du jour était ailleurs. Le déplacement de Marlène Schiappa à Orléans marquait le lancement de la stratégie nationale de lutte contre la délinquance, qui doit diriger les politiques publiques de lutte contre la délinquance jusqu'en 2024.

Cibler les plus jeunes

Au programme, quatre grands objectifs : la prévention de la délinquance des plus jeunes, la protection des personnes vulnérables, l'implication de la population et de la société civile, et la rénovation de la gouvernance.

Quatre axes subdivisés en quarante mesures proposées par le gouvernement, comme le doublement du nombre de jeunes pris en charge dans les dispositifs locaux de prévention de la délinquance, doter chaque département de deux "intervenants sociaux" dans les commissariats et les gendarmeries, ou encore l'expérimentation d'un traitement automatisé des images recueillies par la vidéo-surveillance. 

Marlène Schiappa a par ailleurs voulu insister sur le volet insertion, au-delà de la répression, en ciblant comme "public prioritaire les plus jeunes", a-t-elle précisé à sa sortie du groupement de gendarmerie d'Orléans. Selon la ministre, les plus jeunes sont "aussi les premières victimes de violences intra-familiales, et les plus susceptibles de basculer dans la délinquance". 

A en croire la ministre, le but de la stratégie est "la prise en charge des mineurs, la prévention construite avec les associations et les élus", en agissant "le plus en amont possible".

"Repérer sur le terrain"

Dans la mairie annexe d'Orléans, place Mozart, elle a ainsi fait la rencontre de plusieurs représentants d'associations loiretaines, engagées dans l'insertion des jeunes, notamment de quartiers défavorisés.

C'est le cas de Tracy Mabe, présidente de l'association Solicœur, qui se charge de "repérer sur le terrain des jeunes issus de quartiers prioritaires, et de les relayer vers des structures et associations plus spacialisées que nous", notamment au sein du quartier de La Source, à Orléans. "Ce sont des jeunes qu'on comprend, avec lesquels on a parfois grandi parce qu'on vient des mêmes quartiers", explique-t-elle.

Alors la rencontre avec la ministre était pour elle l'occasion de "valoriser les jeunes", loin du mauvais portrait qui leur est souvent fait dans le débat public. Un sujet sur lequel Tracy Mabe estime avoir été entendue, jugeant la ministre "très à l'écoute". "Elle a tenu à nous remercier de notre action, elle voulait qu'on sache que l'Etat était reconnaissant de notre travail", confie-t-elle.

L'application de cette nouvelle stratégie nationale de prévention de la délinquance est budgétisée à 69 millions d'euros pour 2021.

 

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