Orléans : quand le street art s'empare des murs de la ville

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Ce n’est pas l’image que l’on a de la capitale régionale pourtant plusieurs sites sont dédiés au street art dans l’espace urbain.

Dans le centre ancien d'Orléans l’ancienne vinaigrerie Dessaux, bâtiment désaffecté, sert de support aux graffeurs.

Un site en perpétuel renouvellement où de nombreux artistes anonymes viennent exprimer leur talent et de grands noms du street art sont venus dessiner sur ces entrepôts notamment Jef Aérosol l’un des pionniers du mouvement street art.

Par ailleurs, dans la ville les chats sont partout grâce à Thoma Vuille alias Monsieur Chat.

Mondialement connu, il a fait ses études à l’École Supérieure d'Art et de Design d'Orléans entre 1995 et 2001 et c’est durant cette période qu’il a commencé à dessiner un chat orange au large sourire.  

Dans un premier temps il va les dessiner anonymement sur les trottoirs mais alors que la ville les faisait aussi vite disparaitre il a pris de la hauteur pour les peindre avec de la peinture acrylique près des toits.

Il va décliner toute une série de chat sur les murs de la ville et ce sera d’ailleurs son premier terrain de jeux avant d’être sollicité dans d’autres villes Sao Paulo, Nantes, New York ou encore Londres. En 2007 il a été démasqué par la police et la ville d’Orléans ne lui en n’a pas tenue rigueur car elle garde ses chats ici et là au détour d’une rue pour notre plus grande joie.

Des plaques de rues singulières 

La rue Jeanne d’Arc n’est plus signalée par un simple panneau mais par la pucelle d’Orléans elle-même depuis son cheval avec son étendard.

Cette création est signée Mifamosa, un artiste orléanais qui a commencé son œuvre en 2017.

Depuis 100 mosaïques tapissent les rues de la ville réalisées à partir d’émaux de Briare qu’il récupère dans une décharge près de l’usine de fabrication.

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Ainsi la rue Royale est désormais couronnée de mosaïques jaunes, blanches et rouges pour symboliser les pierres précieuses.

Autre rouge, le vin cette-fois, un verre posé sur une plaque de rue en pierre qui indique la rue de Bourgogne.

Les rues de Blois mais aussi de Tours sont également habillées des mosaïques de Mifamosa.

Ailleurs en France la folie Mifamosa prend aussi puisque Clermont-Ferrand, Avignon et Rennes se parent des émaux de Briare.

Un mur pour les artistes

Depuis 2017, chaque trimestre, le mur du cinéma les Carmes propose à des artistes de recouvrir le pignon du bâtiment d’une fresque éphémère visible pendant trois mois.

9 sur 2,5 mètres sont ainsi totalement recouvert d’une œuvre qui est réalisée devant les passants le samedi.

Les artistes viennent de tous les horizons et sont sélectionnés par deux directeurs artistiques.