• FAITS DIVERS
  • SOCIÉTÉ
  • DÉCOUVERTE
  • ECONOMIE
  • CULTURE
  • POLITIQUE

Orléans : la ville intéressée par l'installation de micros de surveillance

En cas de bruit anormal, une caméra reliée au micro permet d'envoyer l’image de la zone suspecte au PC sécurité de la ville. / © FRED DUFOUR / AFP
En cas de bruit anormal, une caméra reliée au micro permet d'envoyer l’image de la zone suspecte au PC sécurité de la ville. / © FRED DUFOUR / AFP

La ville de Saint-Étienne teste des capteurs sonores sur la voie publique, une première en matière de lutte contre l'insécurité en France. La ville d’Orléans est intéressée.
 

Par JB

Après la vidéosurveillance ou vidéoprotection préfèrent certains, voici l’apparition des micros de surveillance sur la voie publique. Pas de panique, il ne s’agit pas de capter vos conversations mais les bruits suspects comme des coups de feu, une explosion, un bris de glace… Ces capteurs sonores alerteront la police municipale qui pourra intervenir plus rapidement.

Durant plusieurs mois, la ville de Saint-Etienne va tester le dispositif dans un quartier avec l’installation d’une cinquantaine de micros sur la voie publique. Orléans affiche son intérêt pour ces capteurs sonores. L’adjoint à la sécurité, Olivier Geffroy n’exclut pas de tester ce système dans un quartier à déterminer. Il a rencontré un premier opérateur spécialisé ces derniers jours et en verra d'autres dans les semaines à venir.
 

Pour Olivier Geffroy il ne s'agit encore que d'une réflexion, mais elle est entamée dans l'objectif d'une concrétisation à moyen terme.

Nous n'avons aucun calendrier sur ce sujet, mais nous avons 215 caméras de vidéosurveillance dans les rues d'Orléans et en coupler certaines, dans des lieux judicieusement choisis, pourrait être une aide importante pour nos opérateurs du centre de surveillance.

 

Comment fonctionnent les micros ?

Les capteurs font la différence entre des bruits du quotidien (klaxon, voitures..) et des anomalies. Ils se déclenchent lors de bruits anormaux comme une détonation. Une caméra reliée au capteur va s’orienter vers le bruit suspect et envoyer l’image au PC sécurité de la ville. L’agent en place pourra déterminer la gravité de l’incident et envoyer une patrouille sur place.
Pour Olivier Geffroy, l'adjoint à la sécurité de la mairie d'Orléans, le duo caméra-micro pourrait mieux détecter des rassemblements en des lieux inhabituels et les alertes qui en résulteraient permettraient une surveillance plus efficace de rues ou de quartiers identifiés pour leur intérêt dans la lutte contre la délinquance.

Est-ce du flicage ?

Ces micros font débat et la question de la surveillance des concitoyens se pose. Pourtant, le dispositif ne permet pas d’enregistrer les conversations ni d'identifier l'emetteur d'un son . Il ne capte que les alertes. Pour l'expérimentation à Saint-Etienne, la commission nationale informatique et libertés (Cnil) a donné son feu vert. Si c'est une première en France, ce n'est pas le cas aux États-Unis où la surveillance audio est couplée à la vidéo.
 

Sur le même sujet

L'accordéoniste de Pierre Perret vous joue une chanson

Les + Lus