Loiret : deux militaires du centre parachutiste de Saran (DGSE) mis en examen pour tentative de meurtre

Une échappée en solo qui a été stoppée à temps pour éviter le pire. 

© Martin BUREAU / AFP
Deux militaires rattachés à la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) ont été récemment mis en examen et écroués pour "tentative d'homicide volontaire en bande organisée", a-t-on appris ce lundi 3 août dans les colonnes du Parisien, une information confirmée par le parquet de Paris. 
 

La piste du règlement de compte


Les deux hommes, âgés de 28 et 25 ans, sont affectés au centre parachutiste d'entraînement spécialisé de Saran (Loiret), qui dépend du service d'espionnage français.Ils ont été arrêtés à bord d'un véhicule volé, à Créteil, le 24 juillet. Ils étaient en possession de plusieurs armes, selon une source proche du dossier. Selon le quotidien, ils sont soupçonnés d'avoir projeté un assassinat en dehors du cadre de leurs fonctions. "C'est une tentative de règlement de comptes privée et ratée, sur une victime privée, par deux agents qui se sont lancés en solo", estime une source citée par le Parisien. 

Un troisième suspect, dont le profil n'est pas encore connu, a été interpellé deux jours plus tard dans cette affaire et est également poursuivi pour tentative d'homicide. Tous trois sont aussi mis en examen pour "recel en bande organisée de vol, transport, acquisition, détention d'armes de catégorie B", et "association de malfaiteurs en vue de la commission de ces crimes et délits punis de 10 ans d'emprisonnement".
 

Au "service action" de la DGSE, un scénario qui se répète


Le centre auquel les deux militaires sont rattachés est l'un des trois en France du service action de la DGSE, en charge des opérations clandestines, rendu célèbre par la série à succès "Le Bureau des légendes". En septembre 2018, deux anciens membres de ce service action avaient déjà été dans le collimateur de la justice dans le cadre d'une enquête sur un projet d'assassinat d'un opposant congolais, le général Ferdinand Mbaou, réfugié en France en 1997. Ces deux ex-agents avaient alors été mis en mis examen à Lyon pour "association de malfaiteurs" et "détention d'explosifs". Mais, en mars 2019, le corps de l'un d'entre eux avait été retrouvé, criblé de balles, sur un parking en Savoie. 

 
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