TÉMOIGNAGE. Extension de la PMA aux couples de femmes : « C’est notre seule chance d’y arriver »

Elles habitent en Centre-Val de Loire. Alors que le débat sur l'ouverture de la PMA à toutes les femmes a commencé à l'Assemblée nationale, elles nous ont raconté leurs histoires sur leur famille ou leurs tentatives pour en avoir une. / © F. Marcel - F3CDVL
Elles habitent en Centre-Val de Loire. Alors que le débat sur l'ouverture de la PMA à toutes les femmes a commencé à l'Assemblée nationale, elles nous ont raconté leurs histoires sur leur famille ou leurs tentatives pour en avoir une. / © F. Marcel - F3CDVL

Alors que le projet de loi sur l'extension de la PMA pour toutes est arrivé en débat à l’Assemblée nationale le 23 septembre, plusieurs femmes ont accepté de nous raconter leur expérience pour fonder leurs familles et ce qu’elles attendent du projet de loi. 

Par Fabienne Marcel

Anne et Clotilde d'Orléans : la PMA pour toute, « leur dernière chance »

Elles sont en couple depuis 2007. Anne (38 ans) et Clotilde (35 ans) essaient d’avoir un enfant depuis 5 ans. Elles en sont à leur sixième tentative. Tout leur espoir repose sur le projet de loi sur l'extension de la PMA à toutes les femmes. 
 

Désert médical : un parcours du combattant pour trouver des médecins 

« Nous avons quitté Paris et emménagé à Orléans quand Anne y a obtenu un CDI, » explique Clotilde. En 2014, nous décidons de nous lancer. Après des recherches sur internet, nous choisissons la Belgique. Lors de notre premier RDV avec le médecin de la clinique belge, on nous dit qu'il faudra attendre 1 an car nous sommes Françaises. C'est la procédure. On nous a ensuite expliqué les modalités. La première étape a été de trouver un médecin en France d'accord pour nous suivre. Et là, on a vraiment galéré. On a découvert ce que ça veut dire le terme "désert médical". Trouver un médecin en Centre-Val de Loire c'est très difficile, trouver un médecin qui accepte de contourner la loi c'est encore plus difficile. »

Les médecins sont en effet passibles de cinq ans de prison et 75 000 € d'amende s'ils aident une femme non mariée à un homme à bénéficier d'une PMA.

Après plusieurs refus, elles trouvent un gynécologue à plus d'une heure de chez elles, à Montargis. Malgré l'aide de ce médecin, le couple va rencontrer plusieurs difficultés. « Vous commencez un traitement et on vous donne des jours précis pour effectuer des examens type échographie pelvienne pour connaître l'évolution de vos follicules. Notre gynécologue étant trop loin, à chaque fois c'est la course pour trouver un cabinet de radiologie qui accepte de nous recevoir précisément tel jour pour effectuer les échographies nécessaire. Et puis quand Bruxelles rappelle pour changer les doses de la stimulation, il faut reposer une journée pour se rendre chez le médecin... ». « On est dans un état de stress permanent. Et puis on vous prévient 24h avant qu'il faut vous rendre en Belgique pour effectuer l’insémination. Là encore il faut bredouiller une excuse dans son travail pour pouvoir se libérer. C'est épuisant moralement toutes ces démarches », raconte Anne. « Alors qu'il y a un centre de PMA à 2 km de chez moi, à Orléans même. Et parce que j'aime une femme, je ne peux m'y rendre » ajoute-t-elle, amère.



En février 2015, après un premier test d’ovulation positif, Anne et Clotilde roulent jusqu’à Bruxelles. L’insémination dure dix minutes. Elles payent 450 euros puis repartent. Vient ensuite l’attente. Douze jours, qui se terminent par une prise de sang, négative. « La première fois que cela ne marche pas est la plus dure, se souvient Anne qui a repris espoir en se disant qu’il restait cinq essais ». Mais les autres essais seront eux aussi négatifs.

Anne doit alors réaliser une fécondation in vitro (FIV), qui consiste à subir des piqûres d’hormones quotidiennes, des prises de sang et des échographies. Un traitement qui coûte 500 euros la boîte lorsqu’il n’est pas prescrit par un spécialiste de santé. Le traitement fonctionne bien et permet d’obtenir 14 embryons. La joie « d’avoir une seconde chance » emporte les filles mais elles déchantent vite en découvrant le test de grossesse négatif d’Anne. Un sentiment de déréliction qui le dispute à la colère. Celle d’une femme dont les problèmes de fertilité ne peuvent pas être traités dans son propre pays parce qu’elle est lesbienne. Le couple s’enfonce dans la dépression.

En France, les couples hétérosexuels peuvent réaliser jusqu’à quatre FIV. Les couples lesbiens connaissent, eux, « les longs voyages et les dépenses exorbitantes », rappelle Clotilde. Anne l’assure, si la loi actuelle permettait à toutes les femmes d’avoir recours à une PMA, elle lancerait de nouvelles démarches en France.

Le couple estime avoir dépensé plus de 10 000 euros dans leur combat pour fonder une famille. « Pour l'heure, nous n'avons plus les moyens de refaire un essai. Une FIV coûte 5000 euros en Belgique. La PMA est réservée à une catégorie de la population ».

Nous attendons que la loi soit promulguée en France, notre seule chance désormais d'avoir une famille. J'ai presque 40 ans, explique Anne, il ne me reste plus beaucoup de temps. 
 

Charlène et Mina de Malesherbes : la PMA pour toute c'est « ouvrir les mêmes droits à toutes et tous sans en enlever aux autres »

Elles vivent dans une grande maison au toit ocre dans un quartier résidentiel de Malesherbes à l’Est du Loiret. Charlène, 26 ans, et Mina, 28 ans, ont deux enfants, Pablo, leur ainé de deux ans et Alma, leur fille de 7 mois. Le couple se connait depuis 8 ans. Elles se sont rencontrées au travail. La première est aide-soignante, l’autre infirmière.  Toutes les deux travaillent dans un EHPAD dans l’Essonne. Avant de se connaître chacune avait le désir de fonder une famille un jour.
A leur rencontre en 2011, il n’était pas encore question de mariage pour tous, puis la loi est passée, elles se sont dit oui il y a 3 ans.
Rapidement, le désir de fonder une famille ressurgit. Là encore, le projet de loi bioéthique n’était pas du tout d’actualité. Si la PMA est interdite en France pour les couples de femmes, cela ne les freinent pas. « Nous n’avons pas réfléchi aux risques, explique Mina, j’ai d’abord pensé à nous. » « Et de toute façon, réellement on ne risque rien nous. Nous savions que nous n’allions pas être mises prison pour faire un bébé à l’étranger. Et c’est ça l’hypocrisie, s’anime Charlène, quand on commet un délit on est puni par la loi, là on ne risque rien concrètement. Alors qu’est-ce qu’on attend pour faire passer la PMA pour toutes ?! » 

Mina et Pablo à gauche, Charlène et Alma à droite. / © Fabienne Marcel - F3CVDL
Mina et Pablo à gauche, Charlène et Alma à droite. / © Fabienne Marcel - F3CVDL


« Au début nous nous étions dit que nous allions nous tourner vers un donneur trouvé sur internet et le faire de façon artisanale. Car beaucoup moins coûteux que la PMA à l’étranger. Mais nous avons réfléchi et cela comportait trop de risques. Il faut vraiment avoir confiance en la personne et c’est compliqué. Comment être sûre que le donneur soit en bonne santé ? Est-ce que nous n’allions pas rencontrer des problèmes avec lui plus tard ? Bref cela nous a inquiété », témoigne Charlène.  
 

Accompagnées par une association, elles ont pu réaliser leur projet bébé

« On s’est donc tourné vers la PMA à l’étranger, seule autre solution qui s’offre à nous. Là ça a été le début d’un laborieux parcours, dit Charlène dans un sourire. Car quand on commence à regarder les budgets, ça fait très peur. Et puis c’est compliqué à organiser, niveau perso, niveau travail, de choisir où (etc.).
« Nous avons donc poursuivi nos recherches et en 2016, nous sommes tombées sur l’association Enfants KDOS. Ils aident aussi bien les couples hétéros que les lesbiennes ou femmes seules à avoir un enfant. Ils ont des partenariats avec des cliniques étrangères. Ils ont des antennes un peu partout en France. Nous sommes allées assister à une réunion d’information à Paris. » Lors de cette réunion, plusieurs personnels de cliniques étrangères sont présents. Des médecins et des infirmières venus de Belgique et de l’Espagne. C'est dans ce dernier pays qu'elles choisissent d'aller pour concevoir Pablo. C’est Mina qui l'a porté. La barrière de la langue ? Aucun problème selon le couple de Françaises, « ils sont tous bilingues, ils ont une coordinatrice internationale qui nous a suivi tout le long de la procédure ». 

Pour diminuer les coûts, il a fallu trouver un médecin français pour les suivre, afin de pouvoir passer des examens et avoir des ordonnances. « On a eu de la chance, sur les conseils d’une amie, on n’a pas galéré, on a trouvé rapidement ». Elles ont trouvé un gynécologue à 25 minutes de chez elles, à Fontainebleau, qui a accepté de les aider dans leur projet.
« Pour l’insémination et le suivie à la clinique, cela nous a coûté 780 € en passant par l’association.  100 € d’adhésion à l’association, sans compter les voyages pour aller sur place. » Elles estiment avoir dépensé entre 2000 et 2500 euros.

Mina et Charlène projettent de faire un troisième enfant, sans forcément passer par la France pour la PMA de peur des délais trop longs. / © Fabienne Marcel - F3CVDL
Mina et Charlène projettent de faire un troisième enfant, sans forcément passer par la France pour la PMA de peur des délais trop longs. / © Fabienne Marcel - F3CVDL


Grâce à la pilule contraceptive, elles peuvent "programmer" l’ovulation et donc l’insémination de Mina. Ce qui les a aidés à préparer le départ, poser les vacances. Pour autant le stress est là.  « Il faut savoir que si on répond mal à la stimulation ou si on répond trop bien à la stimulation, l’insémination est annulée. Donc il faut quand même payer, y aller, les vacances posées sans être sûre qu’on va avoir l’insémination. Donc c’est stressant. » Elles ont posé des congés sans soldes. « Stressant, coûteux mais la PMA s’est globalement bien passée. »
Après Pablo, elles sont retournées en Espagne deux fois pour que Charlène puisse porter leur prochain enfant. Deux PMA qui se sont soldés par des échecs. Pour la 3e tentative, elles sont parties en Belgique pour que Charlène puisse faire une insémination. Et en Février 2019, elle a donné naissance à Alma. Ce qu’elles attendent du projet de loi ? « L’égalité des droits et une clarification de la filiation. » nous dit Charlène. « Puisque Mina a porté Pablo, je dois l'adopter. Je dois adopter mon propre fils. Une procédure qui n'est pas gratuite ! Il faut passer devant un notaire pour un consentement à l’adoption. Nous, il faut qu’on prouve à chaque fois que c’est un projet à deux. Qu'on se justifie. Ce que l'on ne demande pas à un couple hétéro. Et puis sans cette clarification de la filiation c'est compliqué pour les congés parentaux, c'est compliqué si notre enfant est malade, je n'ai aucun droit de décision. »

 Comme le mariage pour tous, la PMA pour toutes c’est juste ouvrir les mêmes droits à toutes et tous sans en enlever aux autres. Il ne devrait pas avoir matière à débattre,

tranche Charlène.

« C’est pas normal de fuir son pays juste pour fonder une famille, c’est injuste. Tout le monde ne peut pas mettre cet argent. Tout le monde ne peut pas se déplace à l’étranger, tout le monde ne peut pas trouver un médecin français qui accepte de retranscrire les ordonnances », nous dit Mina. Et justement, Charlène a une amie qui attend la promulgation de la loi. Sa seule chance d’avoir un enfant.
 

Marylène et Laure-Anne de Blois : la PMA pour toutes « ne va pas régler toutes les inégalités »

Marylène (49 ans) est originaire de Blois, Laure-Anne (41 ans) de la région parisienne. Elles se sont rencontrées il y a 17 ans, lorsque Laure-Anne obtient un travail à Blois. En couple depuis 2004, elles se sont mariées en 2013, le premier « mariage pour tous » de la ville de Blois.

« On voulait faire vite pour procéder à l’adoption des filles qui étaient déjà nées. Nous n’avions aucun doute sur le fait que nous nous aimions. Mais nous nous sommes mariées plus pour le côté administratif, pour la sécurité, plutôt que pour le symbole, » explique Marylène.


A l'école, le cahier devait être signé par la "vraie maman" 

C’est Laure-Anne qui a porté leurs trois filles, Camille 7 ans aujourd’hui, Léonie 9 ans et Alice, 12 ans. Les enfants sont issus d’une PMA effectuée en Espagne.  Avant leur mariage et l’adoption que Marylène a dû faire de ses filles, elle n’avait aucun droit parental. Le couple a donc vécu plusieurs péripéties.
 « Ma préférée c’est quand j’ai signé le livret scolaire d’Alice qui entrait en petite section de maternelle. Le soir, la maitresse m’a rendu le cahier en me disant qu’il fallait qu’il soit signé par la « vraie maman », témoigne Marylène. « C’est vrai que c’est très grave » ironise Alice. « Elle a signé un cahier de rentrée, en cochant un carré rouge, c’est grave» dit la pré-adolescente en riant. 

Alice, 12 ans (à gauche), Léonie, 9 ans au centre et Camille (7 ans) sur les genoux d'une de ses mères, Laure-Anne / © Fabienne Marcel - F3CVDL
Alice, 12 ans (à gauche), Léonie, 9 ans au centre et Camille (7 ans) sur les genoux d'une de ses mères, Laure-Anne / © Fabienne Marcel - F3CVDL

 « Quand Alice est rentrée en CP, à l’école primaire, nous nous sommes rendus à un RDV chez le directeur. Et il ne me parlait qu’à moi, » explique Laure-Anne. « Il me posait plein de questions. On s’était répartie les tâches avec Marylène et à l’époque je ne gérais pas du tout la logistique familiale du quotidien, je ne les emmenais pas à l’école, je ne vais pas les chercher, je ne m’occupais pas des devoirs. J’ai fini par lui dire si vous voulez avoir des réponses sur ces questions, il faut vous adresser à Marylène. Et il m’a regardé comme si j’étais une mère indigne, » raconte Laure-Anne dans un éclat de rire. « A la crèche on a jamais eu de soucis, mais quand Alice est arrivée à l’école primaire là… par exemple, Marylène a eu un cadeau de fête des pères aussi », rajoute Laure-Anne en riant. « A la crèche, on avait toujours deux cadeaux pour la fête des mères. Arrivée en maternelle, j’ai commencé à avoir un cadeau à la fête des pères. C’est un peu moyen, car je ne suis pas leur père. Mais alors en plus, ce qui était énorme, le cadeau c’était des sets de table sur lesquels étaient écrit « bonne fête papa ». Alors on a un peu d’humour quand même sinon on n’y arrive pas, le lendemain je suis allée à l’école, je suis allée voir la maitresse et je lui aie dit en ramenant les sets de table « je suis embêtée, je pense que quelqu’un est partie avec le set de table « bonne fête Malou. Et là l’école a bien réagit en s’excusant et j’ai eu un set de table bonne fête Malou. »

Leur parcours de PMA en Espagne pour avoir leurs filles a été « relativement simple » raconte Laure-Anne. « A l’époque il y avait un train de nuit qui faisait Orléans-Barcelone tous les jours dans un sens comme dans un autre. Donc on prenait le train à Orléans à 21h et on débarquait à Barcelone à 7h du matin. On était avec la clinique sur place la journée et le soir on rentrait. »
Trouver un médecin en France pour les suivre n’a pas non plus été une difficulté, bien qu’elles aient dû payer les actes de leur poche. « Nous sommes passées par notre médecin de famille. La seule chose qu’elle nous a imposé, c’est que tous les actes qu’elle produirait seraient hors nomenclature donc pas remboursés par la sécurité sociale.»


Ce qu’elles attendent de la promulgation de loi ?

« De faire un 4e enfant ! nous dit Marlylène en plaisantant. Pour nous on n’attend rien mais on attend plus d’égalité pour tout le monde tout simplement. Que chacun puisse avoir accès à cette possibilité de créer une famille. Quand on crée une famille c’est qu’on s’aime, qu’on a envie de partager cet amour. C’est juste une question d’amour. Et le fait que ce soit légal et remboursé en France, ça facilite les choses, ça le met à la portée de beaucoup plus de personnes. Aujourd’hui je suis sûre qu’il y a des couples homosexuels qui n’ont pas d’enfants parce que c’est trop dur administrativement, trop dur financièrement. Parce qu’il y a plein de choses qui peuvent être insurmontables pour d’autres personnes que nous. Nous on a eu de la chance. On le souhaite à tout le monde.»
« J’ai du mal à comprendre en quoi c’est différent entre un couple hétéro et un couple homo sur le plan de la PMA, dit Laure-Anne. Dans tous les cas, il y a un don anonyme de spermatozoïde. Et l’homme de la famille n’est pas le père génétique non plus. Donc j’ai du mal à comprendre ce qui pose problème. »
Le débat actuel leur semble apaisé. Un cap a été passé par la société française d’après le couple. « Quoique, j’ai peur que ce soit le calme avant la tempête et qu’on en bave après le vote de la loi, » dit Marylène.

 Laure-Anne à droite et Marylène à gauche. Le couple a été le premier couple du même sexe de Blois à se marier. / © Fabienne Marcel - F3CVDL
Laure-Anne à droite et Marylène à gauche. Le couple a été le premier couple du même sexe de Blois à se marier. / © Fabienne Marcel - F3CVDL

Quand on l’interroge sur ses relations à l’école, Alice dit n’avoir pas été rejetée par ses camarades pour avoir une famille un peu différente. Elle s’étonne que des personnes puissent se demander si elle est malheureuse d’avoir deux mamans et non pas un papa + une maman.  « C’est un peu bizarre qu’ils se posent cette question. Nous on va pas se demander si les enfants dans les familles hétéros sont malheureux ou qu’ils ont des problèmes. Pourquoi nous on serait forcément différents ? C’est bizarre quoi. Je ne comprends pas » témoigne Alice.
« C’est vrai que leur logique est bizarre, renchérit Laure-Anne. Leur principe c’est qu’il faut un homme et une femme dans chaque famille mais alors comment on fait pour les femmes qui élèvent seules un enfant ? Ou les hommes qui élèvent seuls un enfant ? On leur laisse leurs enfants ? Quand on pousse leur logique jusqu’au bout, elle est bizarre, quand même. Et puis le référentiel masculin on en a plein autour de nous. Des oncles, des instituteurs, des amis. »
La promulgation de la loi sur l’ouverture de la PMA pour toutes ne va pas régler pour autant toutes les inégalités selon le couple.

Ce qui reste inéquitable c’est l’adoption. On doit adopter nos enfants, avec des témoignages de moralité. L’adoption ne se fait pas automatiquement malgré le mariage.

 Dans les couples hétérosexuels, le mariage emporte l’adoption d’une certaine façon l’adoption. Alors que nous, il faut passer devant un notaire, un juge. Il faut aller voir ses voisins pour avoir des témoignages de moralité… ça c’est difficile. Sur la loi sur le mariage pour tous ; il reste une équité qu’il faudrait régler » explique Laure-Anne.

Les députés ont adopté vendredi 27 septembre le premier article de la loi de bioéthique, ouvrant la procréation médicalement assistée (PMA) à toutes les femmes. Mais le texte, aura une influence sur d’autres situations : accès aux origines des enfants nés d’une PMA, double don de gamètes, etc. Certaines dispositions controversées vont être âprement discutées dans l’hémicycle, au cours des débats qui doivent durer trois semaines.


 

A lire aussi

Sur le même sujet

Les + Lus