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Marc Fesneau pris en flagrant délit “d'éléments de langage” sur Twitter ?

Le compte "Fallait pas supprimer" a exposé une maladresse du ministre Marc Fesneau
Le compte "Fallait pas supprimer" a exposé une maladresse du ministre Marc Fesneau

Le compte "Fallait pas supprimer" a épinglé une petite maladresse du nouveau ministre aux relations avec le Parlement. 

Par Yacha Hajzler

Un avant/après qui fait un peu tâche... L'ancien député du Loir-et-Cher, Marc Fesneau, aujourd'hui ministre des relations avec le Parlement, a été épinglé par le compte twitter "Fallait pas supprimer". 

Les auteurs de ce compte guettent les tweets non-assumés et effacés des politiques et autres personnalités françaises, fidèle au diction selon lequel "internet n'oublie jamais". 
 

"Proposition de tweet"

 

Sur ces images, on voit le même message, plutôt inoffensif, de remerciements à Richard Ferrand pour ses hommages à Jaurès et Clémenceau. Problème : sur le premier, le mot est précédé d'une mention "Proposition de tweet"

Cette petite phrase laisse sous-entendre que Marc Fesneau aurait copié-collé un élément de langage dont il ne serait pas l'auteur. 
 

LREM, adepte des expressions pré-mâchées


La République en Marche est régulièrement exposée par différents médias pour user (et abuser ?) des "éléments de langage". Ces phrases toutes faites, préparées par les services communication, se retrouvent donc tour à tour dans la bouche de plusieurs élus, généralement sur une courte période de temps. 

En octobre 2017, France 3 s'était procuré un "récap" fourni par le porte-parolat du gouvernement pour unifier le discours des élus LREM. On y retrouve des expressions, aussitôt utilisées par les députés sur les plateaux télé. 
 
Une capture écran du site FR3, sur l'utilisation des éléments de langage chez LREM
Une capture écran du site FR3, sur l'utilisation des éléments de langage chez LREM


En décembre 2017, LREM avait même transmis à ses adhérents un guide, avec des éléments de langage, à utiliser lors du réveillon de Noël. Plus récemment, lors de l'affaire Benalla, c'est l'Obs, qui avait relevé en vidéo les phrases pré-découpées répétées par les députés En marche. 
 

Reste que cette pratique n'est, évident, pas l'apanage de LREM, et n'est pas non plus nouvelle. Les socialistes, avec François Hollande, ou les Républicains, avec Nicolas Sarkozy, n'ont jamais été exempts de cette stratégie. 

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