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Les bouchons se résorbent : Tours apparaît dans une étude comme la moins embouteillée des grandes villes françaises

13 août 2020, le pont Wilson est entièrement réservé aux circulations douces : les tourangeaux sont-ils de plus en plus nombreux à délaisser leur voiture ? / © France3 CVDL
13 août 2020, le pont Wilson est entièrement réservé aux circulations douces : les tourangeaux sont-ils de plus en plus nombreux à délaisser leur voiture ? / © France3 CVDL

Dans une étude réalisée par le magazine Auto Plus, Tours apparaît à la dernière place du classement des 25 villes françaises les plus embouteillées. C'est aussi la seule ville où la situation s'améliore, avec 1h42 de bouchons en moins en septembre 2021

Par Patrick Ferret

Il est parfois bon d'être dernier : la Mairie de Tours se félicite ainsi du classement des 25 grandes villes françaises les plus embouteillées, où elle décroche...la dernière place !

Pour cette étude, Auto Plus s’est appuyé sur les données recueillies par TomTom via les GPS et les téléphones portables. Ellle porte sur le mois de septembre 2021 et établit un comparatif avec septembre 2020.

Non seulement Tours est la moins embouteillée (8h24 de temps perdu, tout de même !), mais elle aussi la seule ville où les bouchons ont diminué (1h42 en moins).

 

 

 

Orléans, l'autre métropole régionale, se sort également plutôt bien des bouchons en se classant en 20ème position avec 10 h 10 de temps perdu...

En tête de classement, figurent Rennes (18 h 05 de perdues, soit 3 h 31 de plus !), Marseille (17 h 22, + 1 h 49 ) et Bordeaux (16 h 59, + 3h54). Paris, en fait, n'arrive qu'en 7ème position.

Si les embouteillages ont tant augmenté en septembre 2020, les principales raisons en sont connues : la fin progressive du télétravail, une défiance persistante à l'égard des transports en commun avec la crise sanitaire, la multiplication de travaux subissant des retards de livraisons ou la sanctuarisation des "coronapistes" créées durant les confinements, qui réduisent la place des voitures.

Tout cela reste vrai pour Tours, alors pourquoi la ville est-elle la seule où la situation s'améliore ? La politique de la mairie, dirigée par l'écologiste Emmanuel Denis, en faveur des mobilités douces et notamment du vélo y est-elle pour quelque chose?

 

Emmanuel Denis, maire de Tours, et son adjointe Armelle Gallot-Lavallée, lors de la fermeture du Pont Wilson aux voitures, août 2020 / © P. Ferret/France3 CVDL
Emmanuel Denis, maire de Tours, et son adjointe Armelle Gallot-Lavallée, lors de la fermeture du Pont Wilson aux voitures, août 2020 / © P. Ferret/France3 CVDL

 

Adjointe au maire en charge, notamment, des mobilités et de la circulation, Armelle Gallot-Lavallée est bien sûr satisfaite de cette étude :

"C'est vrai que l'on est content d'être les derniers de ce classement. 8 h 24 de bouchons, c'est vraiment pas grand-chose, cela fait en moyenne par jour travaillé 10 minutes le soir et 10 minutes le matin. Mais c'est surtout l'amélioration par rapport à septembre 2020 qui est intéressante."

Sur l'impact de la politique municipale, l'adjointe au maire ne peut qu'émettre des hypothèses :

"Il y a sans doute des répercussions. On sait qu'il y a davantage de cyclistes, 28% en plus rien que sur le pont Wilson. Il y a peut-être un transfert de mobilité, une prise de conscience, mais je ne peux pas l'affirmer. On communique aussi beaucoup sur l'autopartage, sur le fait de ne pas être seul dans la voiture. Et puis Tours a des transports en commun performants, notamment avec le tram...C'est un ensemble de choses."

Aucun triomphalisme, donc, du côté de la mairie, mais une volonté affichée de poursuivre la politique en faveur des circulations douces, d'aller vers un apaisement de la ville.

À noter, tout de même, un record tout frais : 4845 cyclistes ont franchi le pont Wilson à Tours dans la journée du 10 octobre 2021 (il est vrai sur un grand week-end "vélofestif" à Tours, avec différentes manifestations).

 

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