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Petit-déjeuner gratuit dès la rentrée pour les écoliers à Tours et à Orléans

© Pixabay
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L'État va généraliser la distribution de petits-déjeuners gratuits dans les écoles situées en zone REP (réseau d’éducation prioritaire), REP+ et dans certaines zones rurales. Objectif : réduire les inégalités dès le plus jeune âge.

Par Isabelle Racine

Trop d’enfants arrivent encore à l’école le ventre vide. Soit parce qu’ils n’ont pas eu le temps de manger, soit parce qu’ils n’ont pas faim au moment de ce repas ou bien encore, parce qu’il n’y a pas de quoi prendre un petit-déjeuner à leur domicile. C’est pour toutes ces raisons et notamment pour réduire les inégalités que le ministre de l’Education, Jean-Michel Blanquer, a annoncé que l’État financera le petit-déjeuner aux écoliers des quartiers défavorisés.
 


Selon une étude du Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (Credoc réalisé en 2015), 1 enfant sur 4 âgé de 3 à 11 ans ne prend pas de petit-déjeuner le matin. 

"L’objectif est de permettre aux enfants de ne pas commencer la journée le ventre vide, de rester concentrés pendant toute la matinée et ainsi d’apprendre dans les meilleures conditions", Ministère de l’Education Nationale.


Ces petits-déjeuners gratuits, c’est pour qui ?

Les écoles doivent être volontaires et appartenir à une zone REP (Réseau d’Education Prioritaire) ou REP+ ou être en zone rurale là où, selon l'Etat, "le besoin social est identifié".
L’initiative est déjà mise en oeuvre, en test, dans huit académies : Amiens, La Réunion, Lille, Montpellier, Nantes, Reims, Toulouse et Versailles. Le dispositif sera généralisé au mois de septembre à l’ensemble du territoire français mais dans un premier temps, pas pour toutes les zones REP ou REP+. 

A Tours, Marion Nicolay-Cabanne, l'adjointe au maire en charge du CCAS (Centre Communal d'Action Sociale), de la démocratie locale et des associations est tout à fait favorable à l'organisation de ces petits-déjeuners pour les écoliers dans les Réseaux d'Education Prioritaire.

Il y a un réel besoin. En effet, le petit-déjeuner est un repas très important : un enfant qui arrive le ventre vide ne peut travailler correctement,

La mairie mettra en place, avec l'Education Nationale, les petits-déjeûners dans les écoles qui auront été choisies. Pour elle, une réflexion devra être menée sur la composition de ces repas (peut-être envisager de proposer des produits locaux), à quel rythme...

A Orléans, pour Florent Montillot, le maire adjoint en charge de l'Education : "Le petit-déjeuner, c'est vital, ne pas donner à manger à un enfant le matin, c'est comme oublier de mettre du carburant dans la voiture !". Pour lui, le problème est plus large : beaucoup d'enfants, qu'ils soient en zone REP ou pas, ne prennent pas le temps de manger le matin. Tous les enfants sont concernés, quelque soient les catégories socio-professionnelles.

Le dispositif ne doit pas se limiter aux quartiers défavorisés, c'est une question d'équité et d'égalité.

Il souhaite, lui aussi, entamer une réflexion sur l'équilibre alimentaire et diétitique de cette collation / petit-déjeuner. Florent Montillot, adjoint au maire d'Orléans. Pour Florent Montillot, un autre problème se pose. Il a fait les calculs : le petit-déjeuner à l'école se passe sur le temps scolaire, cela représente un quart d'heure. Pour lui, c'est problématique : c'est une heure par semaine, et plus d'une semaine sur l'année... pris sur le temps de travail des enfants. 

Bourges pourrait suivre également. Pascal Tinat, Maire-Adjoint, Délégué à la Politique de la Ville et à la Jeunesse, délégué aux Etablissements Recevant du Public (ERP) a déclaré vouloir s’inscrire dans cette démarche pour ses quartiers prioritaires : « Chancellerie, Gibjoncs, Moulon » et « Val d’Auron ».


6 millions d’euros en 2019

L’État va financer les petits-déjeuners gratuits à l’école à hauteur de 6 millions d’euros en 2019, un budget qui passera à 12 millions d’euros dès 2020.

Le petit-déjeuner gratuit à l’école sera généralisé en septembre et concernera 100 000 enfants ; tous les écoliers des Réseaux d'Education Prioritaire ne seront donc pas concernés à la rentrée 2019/2020 mais la mesure devrait s'étaler dans le temps.
 

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