Livraisons de beurre insuffisantes et chômage technique, c'est le quotidien des employés de l'entreprise François située dans le Cher. Cette société qui fabrique des pâtes feuilletées n'a reçu ce mardi qu'une tonne de beurre sur les trois tonnes nécessaires à sa production usuelle. 

Pas de beurre, pas de pâte feuilletée et surtout, pas de travail pour 7 des 10 employés réduits au chômage technique. Une perte de salaire que l'un d'eux estime à 500 euros par mois. 

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La situation est plus ou moins la même partout en France. Les entreprises qui ont besoin de grosses quantités de beurre peinent à s'approvisionner. Les explications sont à chercher du côté de la réhabilitation du beurre selon Gérard Calbrix, Directeur des affaires économiques à l'Association de la Transformation Laitière. «Depuis 4,5 ans, des études ont montré que le beurre ne provoque pas autant de problèmes cardio-vasculaires que ce qui avait été dit, explique-t-il. Les margarines qui avaient été privilégiées à l'époque ont été un peu délaissées, d'autant que nombre d'entre elles contiennent de l'huile de palme qui est de plus en plus décriée et les acheteurs se sont de nouveau tournés vers le beurre». D'où un cours du beurre qui augmente d'année en année, comme l'indiquent les chiffres de FranceAgriMer

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Même phénomène du côté des Etats-Unis et de l'Océanie. «Là-bas aussi le beurre a été réhabilité et de grands groupes, comme MacDonald's aux Etats-Unis ont décidé d'abandonner la margharine pour revenir au beurre», dit Gérard Calbrix.
 

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