Loir-et-Cher : découverte d’un foyer d'influenza aviaire dans un élevage de gibiers à plumes

La préfecture du Loir-et-Cher interdit les rassemblements avicoles dans tout le département pendant au moins 30 jours / © Marine Rondonnier
La préfecture du Loir-et-Cher interdit les rassemblements avicoles dans tout le département pendant au moins 30 jours / © Marine Rondonnier

Un foyer d'influenza aviaire faiblement pathogène a été découvert dans un élevage de gibiers à plumes à la Marolle-en-Sologne. Par conséquent, la préfecture du Loir-et-Cher a pris des mesures de prévention qui concernent l'ensemble du départememt. 
 

Par Flore Caron

Restrictions de mouvement, confinement des animaux, renforcement des règles d’hygiène, etc. La préfecture du Loir-et-Cher a pris des mesures de prévention à la suite de la découverte d’un foyer d'influenza aviaire dans un élevage de Sologne. Les animaux dépistés lors d’un auto-contrôle se sont révélés porteurs sains : ils sont atteints de la maladie sans pour autant en présenter les symptômes. La maladie n'est pas contagieuse pour l'homme.
 


La découverte de ce virus « faiblement pathogène » d'après la préfecture a contraint cette dernière à interdir les rassemblements avicoles dans le cadre de concours ou d’expositions pendant au moins 30 jours. De même, la participation d’oiseaux du Loir-et-Cher à des rassemblements extérieurs sera proscrite. La grande bourse d’oiseaux et de cages et de volailles initialement prévue pour le 12 et 13 octobre à Morée se voit ainsi annulée.
 

Euthanasie

"Il faut absolument limiter la diffusion du virus", explique Christine Guérin, directrice départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations (Ddcspp 41). Les 3000 canards colvert de l’élevage, soit la totalité de l’élevage, doivent être euthanasiés dans les jours à venir. L’éleveur, qui n'a pas souhaité répondre à nos question, sera indemnisé pour le coût des animaux ainsi que pour les frais engagés pour les élever. La désinfection du bâtiment sera elle aussi prise en charge par l’Etat. Une situation difficile pour l'éleveur mais qu'il a acceptée, d'après Elisabeth Vanneroy-Adenot, chef du service vétérinaire, santé, protection animale et environnement à la Ddcspp 41 : "Il a compris la nécessité d'abattre la totalité des animaux pour être sûr de pouvoir repeupler dans de bonnes conditions."

C’est la première fois qu’un élevage de gibiers à plumes est touché par l’influenza aviaire dans le département, qui compte 13 élevages de ce type au total. Le virus a certainement été transmis par des oiseaux migrateurs -  très présents en Sologne -  qui passaient au-dessus de la volière pour rejoindre le sud.




 

A lire aussi

Sur le même sujet

Réaction de Marc Sarreau après sa victoire sur le Tour de Vendée

Les + Lus