Philips va fermer son usine de Lamotte-Beuvron

Sur le marché, des salariés de Philips récoltent des signatures contre la fermeture du site de Lamotte-Beuvron (Loir-et-Cher) - 2 septembre 2016 / © J.Bernier
Sur le marché, des salariés de Philips récoltent des signatures contre la fermeture du site de Lamotte-Beuvron (Loir-et-Cher) - 2 septembre 2016 / © J.Bernier

Selon une source syndicale, Philips s'apprête à supprimer 80 emplois sur le site de production d'éclairage de Lamotte-Beuvron (Loir-et-Cher) voué à fermer. 

Par Ch.L avec AFP

La direction de la branche éclairage du groupe PhilipsLighting a annoncé le 24 août aux représentants du personnel la fermeture du site de Lamotte-Beuvron employant 80 salariés, ainsi que la réorganisation de celui de Miribel (Ain), où 142 postes (sur 260) doivent être supprimés pour être délocalisés en Pologne et en Espagne. 

La direction a mis en avant la nécessité de "sauvegarder sa compétitivité" et évoqué un possible plan de départs volontaires, selon le représentant syndical. 

Cherche repreneur

Compte tenu du nombre de postes concernés, la procédure durera trois mois. Pour le site de Lamotte-Beuvron, "ils doivent chercher un repreneur, comme l'oblige la loi Florange", a précisé le représentant syndical. La direction pourra en dire davantage mardi, quand les mesures auront été annoncées sur les sites concernés, selon le porte-parole de la direction. 

Sur les deux sites concernés, "les salariés sont choqués" et "attendent clairement que l'on se batte pour obtenir des indemnités supra-légales de licenciement à la hauteur des précédents plans". "Pour le moment, l'entreprise propose le minimum légal",  avancent les syndicats. 

La plateforme logistique située en banlieue parisienne n'est pas touchée par ce plan social. "Le projet implique un ajustement de l'organisation industrielle en France de Philips Lighting", un projet qui "n'a aucun impact sur les autres activités, c'est-à-dire tout ce qui est centres d'innovation - la recherche et développement, entre autres -, tout ce qui concerne l'aspect logistique et le siège social", a indiqué un porte-parole de la direction.  

2e restructuration en deux ans

Le groupe a mis en place un premier plan de départs volontaires (PDV) en 2014. Quarnte-deux emplois avaient été supprimés sur les 150 que compte l'usine solognote. Une décision qui avait fait fait dire à l'époque à Christophe Mignon, délégué syndical CGT qu'il y aurait une fermeture du site à très brève échéance

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