11 novembre : découverte de la Champagne Pouilleuse pour un petit groupe de Corses

À l’occasion du centenaire de la fin de la Première Guerre mondiale, un petit groupe d’insulaires de l’association « Aiò Zitelli » effectue un pèlerinage sur les lieux de mémoire de la Grande Guerre. Deuxième épisode : la Champagne Pouilleuse. 

Ce jour-là, le petit groupe de l’association « Aiò Zitelli » se trouve dans la Champagne Pouilleuse. Un surnom dû à la pauvreté des sols de la région. S’y trouvent des vestiges de balles et d’obus, témoins des combats de la Première Guerre mondiale. 

En septembre 1914, durant la contre-offensive de la Marne, les Français repoussent les Allemands jusqu’à la Main de Massiges. Un lieu stratégique qui domine la vallée de l’Aisne et qui verra mourir 50 000 hommes

 

L’espace sera disputé tout au long de la guerre, jusqu’à la victoire française de 1918. « Ici, toutes les tranchées ont été occupées à la fois par les Français et par les Allemands. Depuis des dizaines d’années, des familles françaises ou allemandes venaient en pèlerinage sur le champ de bataille. Comme il n’y avait pas de monument, on a décidé de préserver cette parcelle de champ de bataille et de la remettre en état telle qu’elle était. C’est une façon de rendre hommage à ces hommes, quels qu’ils soient », explique Eric Marchal, président de l'association La Main de Massiges.
 

« En Corse, il y a encore ce travail de mémoire »


Ce dernier est originaire de Massiges. Au fil du temps et de ses recherches, il tisse des liens avec la Corse et ses habitants, à commencer par les membres de l’association « Aiò Zitelli». « Ils sont sur le terrain, ils vivent cette guerre depuis toujours. Ils sont imprégnés et ils transmettent bien les événements », livre Julien Marcellesi, membre d'Aiò Zitelli « Je suis allé plusieurs fois en Corse. […] On y voit que dans l’île, il y a encore ce travail de deuil, ce travail de mémoire qui est encore très présent », répond Eric Marchal. 

 


Deux kilomètres plus loin, au cimetière de Minaucourt, Jacques Culioli, président de l’association « Aiò Zitelli », a retrouvé la tombe d’un de ses parents : Horace Culioli. Ce dernier a été envoyé au front durant la guerre et est terrassé par une mine allemande en avril 1915. Il avait 22 ans. « Il n’a pas échappé à cette guerre, comme 13 autres de ses cousins ou de ses frères. Il repose ici », témoigne Jacques Culioli. 

9 000 hommes ont pu être identifiés dans ce cimetière. Parmi eux : 400 Corses12 000 autres reposent dans les tombes de soldats inconnus ou dans des ossuaires. 



 
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