Depuis 15 ans, l’appellation d’origine protégée Oliu di Corsica dope la filière

Cette année, l’appellation d’origine protégée (AOP) Oliu di Corsica fête ses 15 ans. / © Typhaine Urtizverea / FTVIASTELLA
Cette année, l’appellation d’origine protégée (AOP) Oliu di Corsica fête ses 15 ans. / © Typhaine Urtizverea / FTVIASTELLA

Obtenu en 2004, l’appellation d’origine protégée (AOP) Oliu di Corsica est gage de qualité. À l'origine, une poignée de producteurs s'était mobilisée pour cette AOP. Grâce à elle, la filière s'est structurée et développée, et les consommateurs sont au rendez-vous.

Par France 3 Corse ViaStella

Cette année, l’appellation d’origine protégée (AOP) Oliu di Corsica fête ses 15 ans. Gage de qualité, elle a permis de doper la filière. Ainsi, depuis 2004, les oléiculteurs et surfaces AOP ont presque doublé pour atteindre 700 hectares et 190 producteurs

Christelle Bergé est l’une d’entre eux. Elle possède 11 hectares de jeunes oliviers dans la plaine d’Oletta. La jeune femme est installée sur des terres familiales depuis sept ans. « En AOP Oliu di Corsica, nous sommes sur du fruité mûr. Les fruits doivent être mûrs. Il faut absolument qu’on ait 80 % d’olives noires », explique-t-elle. 
 
Depuis 15 ans, l’appellation d’origine protégée Oliu di Corsica dope la filière
Intervenants - Christelle Bergé, Oléicultrice ; Sandrine Marfisi, Présidente du syndicat AOP Oliu di Corsica ; Antoine Filippi, Commerçant bastiais. Equipe - Emilie Arraudeau ; Typhaine Urtizverea ; Christophe Gineste.
 

Une marque 


Car pour accéder au label AOP, il est indispensable de se soumettre à des règles strictes : seulement six variétés, un savoir-faire traditionnel, un contrôle chimique et le couperet d’un jury qui déguste à l’aveugle. « C’est une filière qui est florissante. La filière n’est pas une des plus rémunératrices, par contre, il y a un sentiment vis-à-vis de l’olivier qu’on retrouve dans aucune autre filière. C’est une filière patrimoniale donc ce sont souvent des gens passionnés », précise Sandrine Marfisi, présidente du syndicat AOP Oliu di Corsica. 

Oliu di Corsica est aussi une marque qui figure sur les bouteilles, et justifie un tarif élevé. Dans une épicerie fine bastiaise, le premier prix est de 14,95 euros le demi-litre. 
Et ça marche. « Les clients demandent de l’AOP. C’est une garantie pour eux au niveau de la qualité, de la provenance. C’est un peu plus cher, mais peut-être que les gens consomment moins aussi, mais meilleur », estime Antoine Filippi, commerçant. 

La Corse a produit l'an dernier 265 tonnes d'huile d'olive, 193 étaient en AOP. Une production très en deçà de la demande au riche potentiel de développement. Mais son avenir est aujourd'hui suspendu à la menace Xylella.


 

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