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Reprise du procès du Cercle Wagram : “Fanfan” nie toute participation au putsch

Francois-Marie Giacobetti à son arrivée au Palais de justice de Paris, le 5 décembre. / © AFP/MIGUEL MEDINA
Francois-Marie Giacobetti à son arrivée au Palais de justice de Paris, le 5 décembre. / © AFP/MIGUEL MEDINA

François-Marie Giacobetti, dit "Fanfan", dernier des sept prévenus à comparaître, a assuré mercredi, lors de la reprise du procès pour sa deuxième semaine, n'avoir jamais participé au coup de force supposé de janvier 2011.

Par Grégoire Bézie

"Je n'ai jamais ni racketté, ni tenté de racketter personne", a déclaré cet "exploitant agricole" en Corse qui comparaît détenu, comme trois autres des dix prévenus. François-Marie Giacobetti fait partie des neuf hommes, dont plusieurs venus de Corse pour quelques jours, qui se sont beaucoup rencontrés les 18 et 19 janvier à Paris, notamment près du Cercle Wagram où plusieurs d'entre eux sont soupçonnés d'avoir pénétré, le 19, pour mettre dehors l'équipe qui gérait l'établissement de jeux parisien.

Le Wagram et ses juteux profits étaient selon l'accusation au coeur d'un affrontement entre bandes corses rivales issues des déchirements du gang bastiais de la Brise de mer. Les soubresauts de janvier 2011 ont été suivis en direct par les services de police qui avaient placé le Cercle sur écoute dans le cadre d'une autre procédure.
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Le point sur le procès Wagram, 2ème semaine
Itws : Me Jean-Yves Lienard, avocat de Philippe Terrazzoni et Frédéric Graziani, prévenu
Devant le tribunal correctionnel de Paris sont jugées depuis le 5 décembre un groupe d'anciens employés du Wagram et un autre ayant, selon l'accusation, servi "d'hommes de main" lors du pustch. Trois prévenus, soupçonnés d'un assassinat en Corse, sont en fuite. François-Marie Giacobetti a été entendu dans plusieurs affaires de banditisme.

Parmi les anciens du Wagram, deux reconnaissent s'être rendus au Cercle le 19 janvier mais juste pour "discuter" avec ses dirigeants d'alors. Les autres prévenus attribuent leurs nombreuses rencontres dans les heures précédant les faits au "hasard" ou à "l'amitié", pas à la préparation d'un coup de force.

"C'est quand même un sacré morceau de chance de tomber sur son meilleur copain", en plein Paris quand on habite en Corse, a lancé la présidente Cécile Simon à François-Marie Giacobetti. "Vous devriez vous mettre à jouer". Le tribunal devrait diffuser jeudi une partie des enregistrements policiers. Le procès est prévu jusqu'au 21 décembre.

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